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Attentat de l’AMIA : la justice révoque le non-lieu en faveur de Cristina Kirchner

La Chambre fédérale de cassation pénale est aussi revenue sur un non-lieu prononcé en faveur de l'ex-présidente et ses enfants dans une affaire de blanchiment d'argent

La présidente argentine Cristina Kirchner à Buenos Aires le 30 janvier 2015 (Crédit : AFP PHOTO / ALEJANDRO PAGNI)
La présidente argentine Cristina Kirchner à Buenos Aires le 30 janvier 2015 (Crédit : AFP PHOTO / ALEJANDRO PAGNI)

La justice argentine a rouvert lundi deux procédures, synonymes de potentiels procès, contre la vice-présidente Cristina Kirchner, dans des affaires de blanchiment et d’entrave à la justice, dans lesquelles elle avait bénéficié de non-lieux, selon plusieurs médias.

La Chambre fédérale de cassation pénale est revenue sur un non-lieu prononcé en novembre 2021 en faveur de Mme Kirchner et ses enfants Florencia et Maximo, dans l’affaire dite de « Los Sauces », du nom d’une entreprise immobilière familiale, a rapporté notamment l’agence officielle Telam.

L’ex-présidente (2007-2015) y était poursuivie pour avoir selon l’accusation mis en place entre 2009 et 2015 « un système de recyclage de fonds d’origine illégale à travers Los Sauces ». La justice avait jugé les éléments insuffisants, rendant un non-lieu.

La Chambre a aussi révoqué lundi le non-lieu prononcé en octobre 2021 dans une affaire distincte, où Mme Kirchner était accusée d’entrave – au profit de l’Iran – à l’enquête sur l’attentat contre une mutuelle juive qui avait fait 85 morts et 300 blessés en 1994 à Buenos Aires.

Le centre juif de l’AMIA à Buenos Aires après l’attentat du mois de juillet 1994 (Crédit: Cambalachero/Wikimedia commons)

Elle était poursuivie pour avoir encouragé l’approbation au Parlement d’un accord avec Téhéran, prévoyant que de hauts fonctionnaires iraniens soupçonnés en lien avec l’attentat soient entendus hors d’Argentine, leur permettant de se dérober à la justice.

La justice dans son non-lieu avait estimé que le protocole d’accord, « qu’il soit considéré comme un succès ou un échec politique, ne constitue pas un délit ».

La chambre a recommandé lundi que ces deux affaires soient renvoyées en procès, mais a exclu la fille de Mme Kirchner dans l’affaire de blanchiment. Les résolutions n’étaient dans un premier temps lundi pas disponibles auprès de l’instance ni sur son site.

Ces deux décisions demeurent appelables devant la Cour suprême, rendant hypothétiques des procès à court terme.

Mme Kirchner, 70 ans, a été inculpée dans une demi-douzaine de procédures depuis sa présidence, dénonçant une persécution politico-judiciaire.

Elle a obtenu plusieurs non-lieux, mais a été condamnée fin 2022 à six ans de prison – dont son immunité parlementaire la préserve -, et à l’inéligibilité, lors d’un procès pour fraude et corruption dans une affaire de marchés publics dans son fief politique de Santa Cruz (sud).

Dans la foulée du jugement, l’ex-cheffe de l’Etat et figure de la gauche avait annoncé un retrait politique, affirmant qu’elle ne sera candidate « à rien, ni sénatrice, ni vice-présidente, ni présidente » aux élections d’octobre 2023.

Plusieurs niveaux de recours ne devraient rendre la sentence de 2022 effective avant des années.

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