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Avant-poste du Hezbollah en Israël : Israël sommé de « se taire »

Alors que Jérusalem exige toujours le démantèlement des tentes sur son territoire officiel, un député du groupe terroriste dit que le pays ne peut plus donner d'ordre à quiconque

Le chef du bloc parlementaire du Hezbollah Mohammad Raad pendant une conférence de presse au parlement de Beyrouth, au Liban, le 8 décembre 2010. (Crédit : AP Photo/Bilal Hussein)
Le chef du bloc parlementaire du Hezbollah Mohammad Raad pendant une conférence de presse au parlement de Beyrouth, au Liban, le 8 décembre 2010. (Crédit : AP Photo/Bilal Hussein)

Le chef d’une faction du Hezbollah au sein du Parlement libanais a dit à Israël se « se taire » et de revenir sur sa demande portant sur le démantèlement nécessaire d’un avant-poste mis en place par le groupe terroriste au sein du territoire officiel de l’État juif, au-delà de la clôture frontalière qui sépare les deux pays.

Muhammad Raad, député à la tête du « Bloc loyal à la résistance » au sein du parlement libanais, aurait déclaré samedi que « l’ennemi demande la suppression de deux tentes et il préfère que ce soit la résistance [nom que se donnent les groupes terroristes islamistes] qui le fasse parce qu’il ne souhaite pas entrer dans un conflit indésirable », des propos qui ont été repris par les médias locaux.

« Si vous ne voulez pas la guerre, alors taisez-vous et retirez cette demande », a-t-il déclaré.

L’avant-poste, constitué de quelques tentes, avait été mis en place par le groupe terroriste soutenu par l’Iran au début du mois d’avril, au nord de la clôture frontalière, mais du côté israélien de la Ligne Bleue – reconnue à l’international – qui se trouve dans la région disputée du mont Dov qui est revendiquée à la fois par Israël, par le Liban par la Syrie. Ce secteur est aussi connu connue sous le nom de Fermes de Chebaa.

L’ONU et le gouvernement libanais ont tous deux confirmé qu’il se trouvait au sud de la Ligne bleue.

Raad a contesté le fait que les tentes se trouvaient effectivement sur le territoire israélien, déclarant que c’était là « l’interprétation de l’ennemi ».

Et il a indiqué que ni Israël, ni qui que ce soit d’autre « ne peut plus nous obliger à faire quoi que ce soit ».

« Cette période où vous pouviez bombarder le réacteur nucléaire de l’Irak sans que personne ne réagisse, cette période où vous n’aviez peur de rien, c’est terminé. Aujourd’hui, vous ne pouvez plus vous permettre d’enlever deux tentes à cause de la résistance », a-t-il dit.

Le site d’information Walla a fait savoir jeudi que les États-Unis exerçaient des pressions sur le gouvernement libanais, le sommant de faire disparaître l’avant-poste.

Une photo aérienne de tentes du Hezbollah en territoire israélien, juin 2023. (Autorisation)

Le site, qui a cité quatre responsables américains et israéliens qui n’ont pas été identifiés, a indiqué que Jérusalem et Washington estimaient que l’avant-poste entraînait un risque sérieux d’escalade le long de la frontière. Il a noté qu’Israël avait transmis un message cinglant au Liban par l’intermédiaire des États-Unis, demandant au pays de démanteler l’avant-poste.

« Notre objectif est que l’avant-poste ne soit plus là », aurait dit un officiel israélien interrogé par Walla. « Nous préférons que le Hezbollah évacue ses combattants lui-même avant que nous nous trouvions dans l’obligation de le bombarder. Nous l’avons clairement établi auprès des Américains et ces derniers l’ont clairement établi auprès des Libanais ».

Le Département d’État américain, de son côté, a fait savoir au site d’information qu’il ne ferait pas de commentaire sur les discussions diplomatiques.

Israël aurait fait – en vain – des efforts en coulisses, depuis le mois d’avril, pour un départ pacifique des membres et des tentes du Hezbollah.

Selon le site d’information Ynet, les responsables israéliens estiment que les forces de maintien de la paix des Nations unies ne seront pas capables de prendre des mesures contre l’avant-poste et ils se sont tournés en conséquence vers les États-Unis et vers la France. Le site a affirmé que les officiels israéliens avaient fixé une échéance concernant le démantèlement des tentes – faisant savoir qu’après cette échéance, ils interviendraient eux-mêmes dans le cadre d’une initiative susceptible d’attiser un conflit plus large.

Dans une lettre adressée au Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, et au Conseil de sécurité de l’ONU, l’ambassadeur d’Israël auprès de l’ONU, Gilad Erdan, avait écrit que les actions du Hezbollah constituaient une violation de la résolution 1701 de l’ONU, promulguée après la fin de la seconde guerre du Liban en 2006 et ratifiée par les deux pays. La résolution appelait les groupes armés en plus de l’armée libanaise officielle et de la FINUL à rester au nord du fleuve Litani.

La lettre contenait également des photographies de la position libanaise en Israël.

En outre, l’ancien ministre de la Sécurité publique issu du Likud avait noté que le Hezbollah avait construit 27 avant-postes le long de la Ligne bleue au cours de l’année écoulée et qu’il s’attendait à ce que l’ONU prenne des mesures à ce sujet, car ces avant-postes violaient également la résolution 1701.

Une photo aérienne de la présence du Hezbollah en Israël qui accompagnait une lettre écrite par l’ambassadeur israélien à l’ONU, Gilad Erdan, au secrétaire-général et au Conseil de sécurité des Nations unies.

De son côté, le Liban s’est depuis également tourné vers le Conseil de sécurité pour accuser Israël de violer de manière provocatrice la souveraineté aérienne et maritime libanaise.

Israël et le Liban n’ont pas de frontière officielle en raison de différends territoriaux, mais ils respectent en grande partie la Ligne bleue reconnue par l’ONU.

La Ligne bleue est marquée par des barils bleus le long de la frontière et se situe à plusieurs mètres de la clôture israélienne dans certaines zones, qui est entièrement construite sur le territoire israélien.

Une photo aérienne de la présence du Hezbollah en Israël jointe à la lettre de l’ambassadeur d’Israël à l’ONU Gilad Erdan au secrétaire général de l’ONU et au Conseil de sécurité de l’ONU.

Tsahal travaille sur un nouveau mur frontalier avec le Liban pour remplacer une clôture vieillissante dans la région. Les travaux d’ingénierie, qui ont généralement lieu au nord de la clôture israélienne mais toujours sur le territoire israélien, ont déclenché plusieurs affrontements mineurs à la frontière ces derniers mois.

Les travaux sur le mur ont débuté en 2018. En 2020, la Direction des frontières et des clôtures de sécurité du ministère de la Défense et de l’armée n’avait achevé que 15 kilomètres du mur en béton sur environ 130 kilomètres en tout. Le mur vise à protéger les 22 villages israéliens adjacents.

Le projet final consiste à construire une barrière le long de toute la frontière – un projet estimé à 1,7 milliard de shekels.

La FINUL est parfois intervenue et a arrêté les travaux d’ingénierie après des plaintes de l’armée libanaise contre les forces israéliennes qui auraient franchi la Ligne bleue.

Les nouveaux postes du Hezbollah auraient été établis par le groupe terroriste en réponse à ces travaux d’ingénierie menés par Tsahal.

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