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Avec 8,1% en 2021, l’économie israélienne affiche sa plus forte croissance en 21 ans

Liberman se félicite de la politique du gouvernement qui permet à Israël de « vivre avec le coronavirus » et a surpassé les estimations

Le ministre des Finances Avigdor Liberman assiste à une conférence de presse, présentant la nouvelle réforme du secteur agricole, au ministère des Finances à Jérusalem, le 21 juillet 2021. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Le ministre des Finances Avigdor Liberman assiste à une conférence de presse, présentant la nouvelle réforme du secteur agricole, au ministère des Finances à Jérusalem, le 21 juillet 2021. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Le produit intérieur brut (PIB) d’Israël a augmenté de 8,1 % en 2021, dépassant les prévisions et marquant le taux de croissance le plus élevé enregistré depuis 21 ans, selon les données publiées mercredi par le Bureau central des statistiques (CBS).

Suivant ces données, le quatrième trimestre fiscal de 2021 a enregistré une croissance stupéfiante de 16,6 % du PIB, portant la moyenne annuelle à 8,1%, la plus élevée depuis 2000, époque à laquelle Israël connaissait une croissance de 8,4 %.

La Banque centrale d’Israël avait estimé que la croissance atteindrait le taux de 6,5 % en 2021. Des estimations plus optimistes, faites par des experts du ministère des Finances, tablaient sur une croissance de 7,1%, selon le média économique Calcalist.

Le ministre des Finances, Avigdor Liberman, s’est rapidement attribué le mérite de ces chiffres impressionnants, affirmant que la politique de la coalition visant à maintenir l’économie israélienne ouverte malgré la pandémie avait conduit à ce niveau de croissance économique.

« La politique que j’ai promue consistant à « vivre avec le coronavirus » sans confinements, sans congés sans solde tout en adoptant un budget révolutionnaire, nous a permis de battre des records et de dépasser toutes les prévisions, conduisant l’État d’Israël à la première place des pays occidentaux pour ce qui est de la croissance», a tweeté Liberman.

Le PIB par habitant d’Israël a également enregistré une croissance impressionnante en 2021. Avec une croissance démographique d’Israël de 1,7 % en 2021, le PIB par habitant a augmenté de 6,3 %.

Ce chiffre est supérieur de 1,3 % à la croissance moyenne estimée à 5 % dans les pays de l’OCDE, a déclaré le Bureau central des statistiques.

La ministre de l’Intérieur, Ayelet Shaked, le ministre des Finances, Avigdor Liberman, et le ministre de la Construction et du Logement, Ze’ev Elkin, s’expriment lors d’une conférence de presse tenue le 31 octobre 2021, au cours de laquelle ils ont dévoilé un nouveau plan de logement pour la période 2022-2025. (Ministère des finances)

Les importations de biens et services ont augmenté de 18,7 % en 2021, tandis que les exportations de biens et de services ont augmenté de 13,6 %. La consommation des ménages a augmenté de 11,7 %.

La majeure partie de la croissance s’est faite au cours du dernier trimestre de 2021. À titre de comparaison, le PIB d’Israël n’a augmenté que de 2,4 % au troisième trimestre de 2021.

Selon Liberman, cela reflète la nouvelle politique COVID d’Israël visant à maintenir l’économie aussi ouverte que possible, politique menée par le gouvernement du Premier ministre Naftali Bennett et initiée en octobre.

Lors de la présentation du plan de lutte de son gouvernement contre la COVID en septembre dernier, Bennett évoquait « le prix économique, physique et émotionnel » à payer « pour avoir paralysé l’activité économique en 2020 ».

Cette année-là, alors que le pays était soumis à des confinements répétés et à des restrictions sur les rassemblements et les voyages, le PIB d’Israël avait diminué de 2,2 %. Le PIB par habitant s’était lui contracté de 3,9 % en 2020, selon le CBS.

Le mérite du taux de croissance remarquable enregistré en 2021 pourrait également être attribué, du moins en partie, au premier budget adopté par la Knesset depuis trois ans, un succès majeur de la coalition de Bennett.

L’adoption du budget de l’État a entraîné une augmentation de 17,3 % des dépenses publiques consacrées aux services publics, selon le Bureau central des statistiques.

Des membres de la Knesset assistent à une session plénière et à un vote sur le budget de l’État à la Knesset à Jérusalem, le 3 novembre 2021. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)

Malgré la vigueur de l’économie, le gouvernement fait toujours face à d’importants défis économiques et à une pression publique croissante sur certains fronts.

Les données publiées mardi par le Bureau central des statistiques indiquent une hausse du prix des biens de consommation et de celui des logements en Israël au cours des 12 derniers mois, prolongeant une tendance à la hausse qui dure depuis plusieurs années.

Selon ces données, l’indice des prix à la consommation, qui mesure le prix d’un panier moyen de biens de consommation, a augmenté de 0,2 % en janvier et de 3,1 % en 2021.

Les logements ont enregistré une hausse des prix plus spectaculaire encore, de l’ordre de 11,3 % en 12 mois.

Le Premier ministre Naftali Bennett (C), le ministre des Finances Avigdor Liberman (d) et la ministre de l’Économie et de l’Industrie Orna Barbivai révèlent le plan du gouvernement pour faire face au coût de la vie lors d’une conférence de presse à Jérusalem, le 9 février 2022. (Bureau de presse du gouvernement)

Afin de freiner la hausse des prix, qui aggrave les difficultés économiques provoquées par la pandémie, le gouvernement a présenté un plan visant à lutter contre la hausse du coût de la vie. Les grandes lignes de ce plan ont essuyé la critique de ceux qui considèrent que le plan favorise certains groupes au détriment d’autres.

Le chef du parti d’opposition ‘haredi Shas, Aryeh Deri, a qualifié le plan de « mascarade destinée à réduire la pression de la rue », arguant qu’il « comprend des mesures incompréhensibles destinées à bénéficier uniquement aux « bonnes familles » – une manière feutrée de désigner le traitement discriminatoire de certaines communautés ».

Le député Michael Biton, président de la commission des affaires économiques de la Knesset, a déclaré la semaine dernière que le plan ne prenait pas en compte les petites entreprises ni les travailleurs indépendants, qui ont pourtant essuyé de lourdes pertes financières pendant la pandémie de COVID.

« Vous ne pouvez pas aider les employés salariés et pas eux », a-t-il déclaré.

Sous le feu des critiques, mardi, pour avoir suspendu en 2021 toutes les subventions aux propriétaires d’entreprises et travailleurs indépendants touchés par la COVID, Liberman a promis de « ne laisser personne de côté », affirmant que le ministère des Finances présenterait un plan visant à fournir un filet de sécurité aux travailleurs indépendants dans les semaines à venir.

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