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Beer Sheva : Un homme arrêté, soupçonné du meurtre de sa petite amie de 18 ans

Le corps sans vie de la victime a été retrouvé dans l'habitation de cet homme de 25 ans qui a comparu au tribunal ; il était récemment sorti de prison, condamné pour des violences

La porte d'un appartement de Beer Sheva où une jeune femme a été retrouvée morte, le 13 novembre 2021. (Capture d'écran/Ynet)
La porte d'un appartement de Beer Sheva où une jeune femme a été retrouvée morte, le 13 novembre 2021. (Capture d'écran/Ynet)

Une jeune femme de 18 ans a été retrouvée morte dans son appartement de Beer Sheva, une ville du sud du pays, a fait savoir samedi la police dans un communiqué.

Les agents qui se sont rendus sur les lieux du crime ont interrogé le petit ami de la victime avant de l’arrêter. Il est soupçonné de meurtre. Il a été ultérieurement identifié. Il s’appelle Roni Shomov, il est âgé de 25 ans et il réside à Beer Sheva.

Shomov a comparu devant la Cour des magistrats de Beer Sheva, samedi soir, et sa détention a été prolongée jusqu’à jeudi. Il est mis en cause pour meurtre présumé et pour obstruction à la justice, a noté la Treizième chaîne.

La police a fait savoir que Shomov avait des antécédents criminels et qu’il affichait « une tendance à un comportement violent ».

Selon la presse israélienne, Shomov avait été libéré de prison il y a seulement six mois, où il avait purgé une peine pour des violences antérieures commises contre la victime.

Le site Ynet a précisé que même si le corps de la jeune femme ne présentait pas de trace visible de violence, la police avait pris la décision d’arrêter le suspect en raison de ses antécédents.

Shomov avait appelé les secours pour faire savoir qu’il avait retrouvé la jeune femme inconsciente, « entourée de pilules », dans l’appartement de Beer Sheva, a indiqué la Douzième chaîne samedi.

La victime n’a pas été identifiée. Elle avait récemment déménagé de la ville côtière de Netanya pour habiter avec Shomov, dans le sud du pays.

Un voisin qui s’est exprimé sous couvert d’anonymat a confié au site Ynet que « c’était écrit. Tout le monde le savait ». Un autre voisin a expliqué avoir entendu une dispute vendredi soir.

Cela fait longtemps que les activistes déplorent des actions insuffisantes pour empêcher les violences conjugales au sein de l’État juif, en particulier dans certains dossiers où les familles sont connues des autorités.

Au mois de juillet, le ministre des Finances Avigdor Liberman avait ordonné l’allocation immédiate de 55 millions de shekels aux initiatives visant à prévenir les violences conjugales et à s’attaquer à cette problématique.

Ces fonds avaient été partiellement destinés au plan national de lutte contre les violences conjugales du ministère des Affaires sociales, un plan qui avait été approuvé en 2017 – mais moins de la moitié du budget décidé à ce moment-là n’avait été transféré pour sa mise en œuvre.

Un rapport datant du mois de juin et établi par le contrôleur de l’État a établi que des financements inadéquats et des politiques chaotiques concernant l’identification et la prise en charge des violences conjugales entravaient les efforts de lutte contre ce problème.

En 2019, cinq femmes avaient été tuées par un conjoint. L’année dernière, ce chiffre avait grimpé à 13, avait constaté le rapport. Jusqu’à l’incident de samedi, le nombre de féminicides présumés était de 19 en 2021.

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