Beit Shemesh : un homme contrevenant au confinement arrêté pour outrage à agent
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Beit Shemesh : un homme contrevenant au confinement arrêté pour outrage à agent

L'homme a pris part à un rassemblement interdit près d'une synagogue de la ville en dépit des restrictions ; il a refusé de quitter les lieux et a injurié les policiers

Des policiers à Beit Shemesh pour faire respecter les règles de distanciation sociale le 31 mars 2020.
Des policiers à Beit Shemesh pour faire respecter les règles de distanciation sociale le 31 mars 2020.

Un résident de 48 ans de Beit Shemesh a été mis en examen vendredi pour avoir agressé un policier et entravé le travail de la police, après s’être opposé à des officiers en refusant de se conformer aux directives du ministère de la Santé dans le cadre de la lutte contre le coronavirus.

L’homme a été traduit devant un juge à Jérusalem. Les procureurs ont déclaré que l’homme avait pris part à un rassemblement interdit mardi avec des dizaines d’autres personnes à proximité d’une synagogue de la ville.

Il a crié « Nazis » à l’adresse des officiers alors qu’ils cherchaient à disperser la foule et a refusé à plusieurs reprises de quitter les lieux, tout en insultant les agents des forces de l’ordre, selon les accusations. Il est aussi accusé d’avoir craché sur une policière qui se tenait devant lui.

Bien que la majorité des Israéliens ultra-orthodoxes suivent désormais les restrictions gouvernementales, qui interdisent tous les rassemblements publics et ordonnent la fermeture de nombreuses institutions publiques, y compris les synagogues, afin d’empêcher la propagation du coronavirus, beaucoup ont d’abord bafoué les nouvelles réglementations, organisant des mariages et des enterrements de grande ampleur, tout en ignorant les règles de distanciation sociale. Certains ont réagi avec violence aux tentatives de la police pour faire appliquer la loi.

Au cours des dernières semaines, alors que les restrictions ont augmenté, la police s’est heurtée à plusieurs reprises aux résidents du quartier ultra-orthodoxe de Mea Shearim à Jérusalem, certains ayant jeté des pierres sur les officiers et, à une occasion, sur les médecins du Magen David Adom effectuant un test du coronavirus.

Plus de 150 Juifs ultra-orthodoxes défient les avertissements du ministère de la Santé concernant le coronavirus et participent à un mariage dans la ville de Beit Shemesh, le 17 mars 2020. (Capture d’écran Douzième chaîne)

Le ministre de la santé, Yaakov Litzman, lui-même haredi et testé positif au Covid-19 jeudi, a déclaré que ces attaques, bien qu’elles ne soient imputables qu’à une « poignée » d’habitants, sont « contraires à la loi juive et nuisent à ceux qui accomplissent un travail sacré pour la santé et la sécurité du public ».

Bnei Brak, une ville en grande partie ultra-orthodoxe, est devenue un foyer de l’épidémie de coronavirus, et arrive en deuxième place dans la liste des villes par nombre de malades. Elle enregistre de loin le taux le plus élevé par habitant.

Vendredi, à la suite d’une ordonnance du cabinet, la police a commencé à imposer un bouclage de la ville, empêchant la plupart des gens d’y entrer ou d’y sortir alors que les autorités s’empressent de contenir l’épidémie.

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