Belgique/confinement : 3 hommes, ayant commémoré la Shoah, mis en examen
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Belgique/confinement : 3 hommes, ayant commémoré la Shoah, mis en examen

Les hommes sont accusés d'avoir enfreint les mesures d'urgences après s'être rendus sur le monument commémorant le détournement d'un train qui transportait des Juifs vers Auschwitz

Michel Baert, à droite, et deux militants de la commémoration déposant une couronne de fleurs devant un monument de la Shoah à Boortmeerbeek, en Belgique, le 19 avril 2020. (Crédit : Michel Baert via JTA)
Michel Baert, à droite, et deux militants de la commémoration déposant une couronne de fleurs devant un monument de la Shoah à Boortmeerbeek, en Belgique, le 19 avril 2020. (Crédit : Michel Baert via JTA)

JTA — Trois hommes, qui ont déposé des fleurs sur un monument de la Shoah en Belgique, ont été mis en examen pour avoir enfreint le confinement mis en place dans le cadre de la lutte contre le coronavirus.

Les hommes, parmi lesquels se trouve un membre du conseil municipal de Boortmeerbeek, ont été informés qu’une enquête policière avait été ouverte le 19 avril. Ils ont déposé des fleurs sur un monument local commémorant le détournement, par des résistants, d’un train qui transportait des Juifs belges vers Auschwitz, en 1943.

Vendredi, la Belgique a assoupli certaines de ses restrictions et mis fin au confinement. Mais les rassemblements et les célébrations restent interdites, ce qui a donné lieu à la mise en examen des trois hommes, selon l’agence de presse Belga.

Le conseiller municipal, Michael Bert, a protesté contre cette mise en examen dont lui et les autres militants font l’objet.

« Ce n’était pas, et cela ne doit pas être considéré, comme une fête illégale », a-t-il dit à Belga. « C’était une action essentielle par respect pour les résistants, les victimes de la Shoah et leurs familles. »

Baert a également déclaré que les trois hommes portaient des masques, ont maintenu leurs distances et ont limité leur activité à trois personnes pour ne pas enfreindre les mesures d’urgence.

Michael Freilich, un député juif du parti de la New Flemish Alliance, a également protesté contre cette action contre les militants et a proposé de payer les amendes et les frais de justices liés à cette affaire.

Plus d’une centaine de Juifs ont été sauvés dans le détournement du train de Boortmeerbeek, aussi appelé Convoi n° 20.

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