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Ben & Jerry’s fait l’objet d’un nouvel appel au boycott

La société mère Unilever a perdu près de 2 Mds de $ d'actions depuis son appel du 4 juillet en faveur de la restitution des "terres indigènes volées"

Des pots de crème glacée Ben & Jerry's en vente dans un magasin de Jérusalem, le 19 juillet 2021. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Des pots de crème glacée Ben & Jerry's en vente dans un magasin de Jérusalem, le 19 juillet 2021. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Ben & Jerry’s a fait face à des appels au boycott cette semaine après avoir appelé les États-Unis à restituer « les terres indigènes volées » dans un tweet rédigé à l’occasion de la fête de l’indépendance du pays.

Ce n’est pas la première fois que l’entreprise de crèmes glacées suscite la controverse pour son militantisme. Une tentative de boycott des implantations de Cisjordanie en 2021 avait suscité des accusations d’antisémitisme et s’était soldée par un accord permettant à la branche israélienne de Ben & Jerry’s d’opérer de manière indépendante.

« Les États-Unis ont été fondés sur des terres indigènes volées. En ce 4 juillet, engageons-nous à les restituer », a tweeté Ben & Jerry’s lundi, à la veille des célébrations.

Dans une déclaration complète publiée sur son site web, la société affirme que les célébrations de la fête de l’indépendance peuvent « détourner l’attention d’une vérité essentielle sur la naissance de cette nation » et suggère que le monument du mont Rushmore soit le premier endroit à être rendu à ses propriétaires fonciers d’origine.

« Les visages du mont Rushmore sont ceux d’hommes qui ont activement œuvré à la destruction des cultures et des modes de vie indigènes, et qui ont refusé aux peuples indigènes leurs droits fondamentaux », peut-on lire dans la déclaration, qui fait référence aux anciens présidents représentés sur le monument qui ont joué un rôle dans les atrocités commises à l’encontre des Amérindiens.

Des internautes ont réagi en appelant au boycott de la marque et en comparant la situation à la controverse entourant le récent partenariat de la société de bières Bud Light avec la personnalité transgenre des réseaux sociaux Dylan Mulvaney, qui a également suscité des appels au boycott.

La société mère de Ben & Jerry, Unilever, a perdu près de 2 milliards de dollars dans ses actions cotées en bourse depuis cette déclaration.

« Juste quand vous pensez que @benandjerrys ne pourrait pas tomber plus bas – ils font ce coup. Boycottez Ben and Jerry’s », a tweeté un internaute.

« Cela semble être une bonne idée. Commençons par renoncer à Ben and Jerry’s », a répondu un autre.

Le chanteur de country John Rich a tweeté : « Redonnez de la Bud Light à @benandjerrys ».

Un internaute a demandé à l’entreprise de « rendre TOUTES ses propriétés et ses terres aux Amérindiens dès maintenant… ou de se taire ».

Don Stevens, chef de la tribu des Abénaquis, propriétaire des terres sur lesquelles le siège de la société a été bâti, a déclaré à Newsweek que la tribu était « toujours intéressée par la récupération de la gestion de ses terres », mais que Ben & Jerry’s ne l’avait pas contactée.

Selon le site web de la commission des Affaires amérindiennes du Vermont, la nation abénaquise a existé pendant 12 900 ans sur les terres de l’actuel Vermont, où se situe le siège de l’entreprise.

Newsweek a contacté l’entreprise pour obtenir un commentaire, mais elle n’a pas encore répondu.

L’année dernière, Ben & Jerry’s avait annoncé un boycott des « territoires palestiniens occupés ». Cette décision avait eu des répercussions financières massives pour Unilever, car les États américains avaient adopté des lois anti-BDS (mouvement anti-Israël Boycott, désinvestissement et sanctions), retirant au conglomérat des centaines de millions de dollars d’investissements.

Ben & Jerry’s Israël et sa société mère Unilever ont conclu un accord au début de l’année, en vertu duquel les droits de marque reviendraient à la franchise Ben & Jerry’s locale, ce qui la déconnecterait de la marque mondiale.

La branche américaine de Ben & Jerry’s avait alors intenté une action en justice pour tenter de bloquer l’accord, affirmant qu’il représenterait une menace pour sa marque. Unilever avait déclaré avoir résolu son différend avec Ben & Jerry’s en décembre, sans préciser les termes de l’accord. Avant l’annonce de l’accord, l’affaire semblait aller à l’encontre de Ben & Jerry’s.

Les fondateurs juifs de Ben & Jerry’s, qui ne dirigent plus l’entreprise, ont déclaré qu’Unilever avait « usurpé leur autorité » en scindant la branche israélienne.

L’affaire a illustré les pièges de l’activisme progressiste des entreprises, les risques encourus par les entreprises qui tentent de boycotter Israël et le rôle croissant des investissements des entreprises dans le conflit israélo-palestinien aux États-Unis.

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