Bennett assure que son gouvernement représentera « l’ensemble » d’Israël
Rechercher

Bennett assure que son gouvernement représentera « l’ensemble » d’Israël

Sous les huées, le chef de Yamina a promis "que ce gouvernement travaillera pour l'ensemble du pays', et a réaffirmé sa position ferme au sujet de l'Iran

Le Premier ministre désigné Naftali Bennett s'adresse à la Knesset, le 13 juin 2021. (Capture d'écran)
Le Premier ministre désigné Naftali Bennett s'adresse à la Knesset, le 13 juin 2021. (Capture d'écran)

Le chef de la future coalition gouvernementale en Israël, Naftali Bennett, a assuré dimanche que son équipe représenterait « l’ensemble du pays », dans son discours au Parlement, entrecoupé par des huées et des invectives de ses opposants.

« Je comprends que ce ne soit pas un jour facile pour beaucoup aujourd’hui, mais ce n’est pas un jour de deuil, c’est un jour de changement, de changement de régime dans une démocratie, a déclaré dans son discours de présentation au Parlement le chef de la droite radicale avant un vote de confiance des députés à son gouvernement.

« Je promets que ce gouvernement travaillera pour l’ensemble du pays, personne ne doit en avoir peur », a-t-il assuré dans un discours notablement chahuté par ses adversaires politiques.

M. Bennett a également averti que son gouvernement ne laisserait pas « l’Iran se doter de l’arme nucléaire ».

« Ce gouvernement commence son travail sous la plus grave des menaces sécuritaires », a-t-il déclaré à propos de l’Iran, ennemi juré d’Israël, assurant que son pays se « réserverait une liberté totale d’action » contre Téhéran.

Téhéran dément régulièrement avoir l’intention de se doter de l’arme atomique, affirmant que son programme nucléaire est purement civil.

Des images de l’installation nucléaire de Natanz diffusées par la télévision d’État iranienne, le 17 avril 2021. (Capture d’écran/Twitter)

Au sujet du conflit israélo-palestinien, Naftali Bennett, partisan d’une ligne dure ayant prôné dans le passé l’annexion d’une partie de la Cisjordanie, a assuré qu’il ne « s’agit pas d’un conflit territorial », estimant qu’il fallait « rappeler au monde que les ennemis (d’Israël) ne reconnaissent toujours pas l’existence d’un Etat juif ».

La coalition hétéroclite -réunissant deux partis de gauche, deux du centre, trois de droite et une formation arabe- devrait obtenir la bénédiction des élus, ce qui permettra d’évincer du pouvoir Benjamin Netanyahu, à la tête du gouvernement depuis 12 ans sans discontinuer.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...