Bill Clinton défend ses actions et celles d’Hillary sur Israël
Rechercher

Bill Clinton défend ses actions et celles d’Hillary sur Israël

"Je me suis tué pour donner un état aux Palestiniens", a déclaré l’ancien président à un meeting de campagne après qu’une personne du public ait interrompu son discours pour critiquer la politique américaine sur Israël

Eric Cortellessa couvre la politique américaine pour le Times of Israël

L'ancien président Bill Clinton au théâtre Ashe Power pour la campagne de son épouse, la candidate démocrate à la présidentielle Hillary Clinton, à La Nouvelle Orléans, en Louisiane, le 4 mars 2016. (Crédit : Josh Brasted/Getty Images via JTA)
L'ancien président Bill Clinton au théâtre Ashe Power pour la campagne de son épouse, la candidate démocrate à la présidentielle Hillary Clinton, à La Nouvelle Orléans, en Louisiane, le 4 mars 2016. (Crédit : Josh Brasted/Getty Images via JTA)

WASHINGTON — L’ancien président Bill Clinton a défendu ses actions sur le conflit israélo-palestinien et a fustigé les tactiques du Hamas dans la bande de Gaza vendredi après-midi, en réponse à un perturbateur qui a suggéré, lors d’un événement de campagne pour sa femme, que la politique étrangère des Etats-Unis avait contribué à la dévastation de l’enclave côtière.

« Je me suis tué pour donner un état aux Palestiniens, a déclaré Clinton après qu’un participant du meeting n’ait interrompu son discours. J’avais obtenu un accord, qu’ils ont refusé, qui leur aurait donné tout Gaza et 96 à 97 % de la Cisjordanie, compensant de la terre en Israël », en référence à l’offre de paix de l’ancien Premier ministre Ehud Barak proposée à Yasser Arafat au sommet de négociation que Clinton a pu obtenir entre les deux parties à Camp David en juillet 2000.

Alors qu’il discutait des positions politiques sur le Moyen Orient et des actions dans la région de la favorite à l’investiture américaine démocratique en tant que Secrétaire d’Etat, Hillary Clinton, quelqu’un a crié : « Et Gaza ? »

« Et Gaza ? », a répondu Clinton, avant de citer le rôle de sa femme dans l’obtention d’un cessez-le-feu lors d’une flambée de violence dans la bande. « Elle et le président d’Egypte issu des Frères musulmans ont arrêté la guerre en Israël et le Hamas à Gaza », a-t-il déclaré.

Le perturbateur ne s’est pourtant pas arrêté là. « Elle a déclaré que la neutralité n’est pas une option », a continué l’homme, conduisant l’ancient président à affirmer au nom de sa femme qu’elle voulait exprimer son soutien à la sécurité de l’état juif.

« Cela dépend si vous vous souciez de ce qui arrive aux Palestiniens contrairement au gouvernement du Hamas et aux personnes avec des missiles guidés », a déclaré Clinton, à quoi le perturbateur a répondu, « Il y avait des êtres humains dans Gaza »

« Oui », a rétorqué Clinton, en faisant signe à ceux qui étaient présents de ne pas huer les remarques du perturbateur. « Et le Hamas est très malin. Lorsqu’ils ont décidé de lancer des roquettes sur Israël, ils se sont placés dans des hôpitaux, dans des écoles et des zones avec beaucoup de personnes, et ils sont malins ».

« Ils ont déclaré qu’ils ont essayé de mettre Israël dans une position de ‘soit ne pas de défendre soit de tuer des innocents’, a-t-il ajouté alors que le public applaudissait sa réponse. Ils sont bons pour faire ça. Ils sont malins. Ils font cela depuis longtemps ».

Clinton a continué par regreter des résultats des négociations de Camp David à la fin de sa présidence, et de faire la promotion des efforts déplomatiques de l’ancienne secrétaire d’état Clinton vis-à-vis des Israéliens et des Palestiniens lors du premier mandat d’Obama entre 2009 et 2013.

« Hillary a pu obtenir les trois seuls rencontres en face à face entre M. Netanyahu et le dirigeant des Palestiniens, le Président (Mahmoud) Abbas, que personne n’avait pu obtenir depuis huit années », a-t-il déclaré.

Clinton a aussi ajouté qu’il n’était pas toujours d’accord avec la politique israélienne, et il a évoqué des regrets sur l’incapacité du gouvernement israélien à faire une avancée dans le processus de paix quand Salam Fayyad était le Premier ministre de l’Autorité palestinienne entre 2007 et 2013.

« Alors, quand M. Fayyad était le Premier ministre des Palestiniens dans la bande de Gaza, nous avions tous les pays musulmans prêts à normaliser les relations avec Israël s’ils reconnaissaient un état palestinien, a-t-il déclaré. Etais-je d’accord avec la politique israélienne ? Non. »

Avant de s’écarter de ce sujet émotionnellement chargé, Clinton a déclaré au public de la réunion à Ewin Township dans le New Jersey que des progrès entre les Israéliens et les Palestiniens ne pourront pas être obtenus si les Israéliens ne sont pas sûrs que les Etats-Unis défendront la survie de leur état.

« Personne n’est sans reproches au Moyen-Orient, mais nous ne pourrons jamais faire d’avancées fortes au Moyen-Orient sauf si les Israéliens pensent que c’est important pour nous de savoir s’ils vont vivre ou mourir », a-t-il déclaré, selon Politico (une vidéo vue par le Times of Israël n’inclut pas cette partie de l’échange). S’ils le pensent, nous avons une possibilité de pousser les choses pour aller de l’avant ».

« Voilà la position [de la secrétaire d’Etat Clinton], a-t-il ajouté. Ne pas être d’accord sur tout avec le gouvernement israélien, ne pas faire semblant que des innoncents meurent, ne pas faire semblant que plus d’enfants palestiniens meurent que d’enfants israéliens. Mais nous ne pourrons rien faire pour cela à moins qu’ils ne pensent, au moment décisif, que si quelqu’un s’en prend à eux, nous ne les laisserons pas être effacés de la carte et passer aux oubliettes de l’histoire ».

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...