Castaner : En invitant Steve Bannon, le FN ne change pas
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Castaner : En invitant Steve Bannon, le FN ne change pas

"Le roi des Fake news et des suprémacistes blancs au congrès du FN... Pourquoi je ne suis pas surpris ? Changement de nom, mais pas de ligne politique !", écrit Christophe Castaner

Stephen Bannon pendant le discours de Donald Trump, alors candidat républicain à l'élection présidentielle américaine, pendant le dernier meeting de la campagne, à Grand Rapids, Michigan, le 7 novembre 2016. (Crédit : AFP/Mandel Ngan)
Stephen Bannon pendant le discours de Donald Trump, alors candidat républicain à l'élection présidentielle américaine, pendant le dernier meeting de la campagne, à Grand Rapids, Michigan, le 7 novembre 2016. (Crédit : AFP/Mandel Ngan)

Le secrétaire d’Etat aux relations avec le Parlement Christophe Castaner a estimé que la venue au congrès du FN samedi de l’ancien conseiller de Donald Trump, Steve Bannon, qu’il qualife de « roi des Fake news et des suprémacistes blancs », ne montrait pas un changement du parti d’extrême droite.

« Le roi des Fake news et des suprémacistes blancs au congrès du FN….Pourquoi je ne suis pas surpris? Changement de nom, mais pas de ligne politique! », a écrit dans un tweet le secrétaire d’Etat vendredi soir.

Le congrès du Front national se tient samedi et dimanche à Lille. Sa présidente Marine Le Pen doit proposer dimanche un nouveau nom pour le parti afin de le « refonder » en formation de gouvernement.

Steve Bannon doit s’exprimer en personne samedi devant ce congrès, où il rencontrera Marine Le Pen, a annoncé vendredi soir Louis Aliot, vice-président du parti.

« Bienvenue à Steve Bannon qui vient s’adresser au FN demain à notre congrès et rencontrer Marine Le Pen. Les peuples se réveillent et reprennent leur destin en main », a écrit M. Aliot dans un tweet, aussitôt retweeté par Mme Le Pen.

Le leader du parti d’extrême droite italien de la Ligue Matteo Salvini lève les pouces au siège de la formation à Milan, le 5 mars 2018 (Crédit : AFP/Piero Cruciatti)

M. Bannon « incarne le rejet de l’establishment, dont l’un des pires symboles est l’UE de Bruxelles. Il a compris comme Trump, Matteo Salvini (chef de la Ligue italienne, alliée du FN, NDLR), la volonté des peuples de reprendre leur destin », a ajouté le député des Pyrénées-orientales dans un autre tweet.

Ancien président du site d’extrême droite Breitbart News, Steve Bannon a connu au plus près l’ascension de Donald Trump. Il a dirigé sa campagne dans la dernière ligne droite puis a été son conseiller durant les sept premiers mois de sa présidence, avant de quitter la Maison Blanche en août.

M. Aliot avait déjà affirmé sur le site du mensuel L’Incorrect, fondé par des partisans de l’ancienne députée FN du Vauclure Marion Maréchal-Le Pen, avoir rencontré M. Bannon en décembre et partager avec lui plusieurs analyses, notamment sur les médias.

« Leurs analyses sont les mêmes que les nôtres sur un grand nombre de thématiques. Notamment sur la nécessaire résistance médiatique à organiser partout, y compris chez nous en Europe et en France. Trump a réussi à gagner contre ce système médiatique. C’est là sa réussite extraordinaire », avait affirmé le dirigeant frontiste, qui est aussi le compagnon de Marine Le Pen.

Sur les médias, M. Bannon avait déclaré en janvier 2017 qu’ils étaient « le parti d’opposition » et qu’ils devraient « se taire ».

M. Bannon avait, en juillet 2016, qualifié l’ex députée du Vaucluse Marion Maréchal-Le Pen, très populaire au FN et qui a fait un retour remarqué fin février devant le gratin ultra-conservateur américain, de « nouvelle étoile montante » de l’extrême droite.

Cette dernière lui avait répondu en novembre de la même année qu’elle serait « contente » de travailler avec lui s’il venait en France.

Selon le New York Times daté de samedi, Steve Bannon effectue une tournée en Europe avec l’ambition de fonder une « infrastructure, mondialement, pour le mouvement populiste mondial ».

Cité par le quotidien américain, il rapporte que le FN lui a demandé s’il voulait « venir pour le week-end » parce que « tous nos militants aimeraient beaucoup vous entendre ».

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