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Champ gazier de Karish: l’armée avait eu des informations sur l’incident des drones

Un porte-parole estime que le Hezbollah a essuyé "un revers opérationnel significatif" dans sa tentative de transmettre un message

Emanuel Fabian est le correspondant militaire du Times of Israël.

Une corvette Saar Class 4.5 israélienne monte la garde autour de la plateforme installée par Energean au champ gazier de Karish,  le 2 juillet 2022. (Crédit : Armée israélienne)
Une corvette Saar Class 4.5 israélienne monte la garde autour de la plateforme installée par Energean au champ gazier de Karish, le 2 juillet 2022. (Crédit : Armée israélienne)

L’armée israélienne avait eu des renseignements sur le lancement, samedi, par le Hezbollah de trois drones non-armés vers le champ gazier de Karish, au large de la côte méditerranéenne, et elle estime que l’incident a été une tentative de transmettre un message à Israël.

L’un des drones a été intercepté par un avion de combat de type F-16, et les deux autres par des missiles Barak 8 lancés depuis la Corvette de type Saar 5 Class, l’INS Eilat, un navire de guerre, ont précisé des sources militaires israéliennes. Tous les trois ont été interceptés « à une distance sûre » de la plateforme de forage, ont commenté des responsables de la Défense.

Le porte-parole de l’armée Ran Kochav a déclaré au micro de la station de radio Kan, samedi matin, que le chef du groupe terroriste, Hassan Nasrallah, « a pensé qu’il prendrait Israël par surprise ».

« Mais nous sommes prêts en matière de système d’alerte anticipée et en matière de renseignements à protéger ce qui appartient à Israël, avec la marine et les forces aériennes », a ajouté Kochav.

Il a expliqué que le Hezbollah « a essuyé un revers significatif au niveau opérationnel » dans sa tentative avortée de transmettre un message à l’État juif.

Kohav a ajouté que la souveraineté d’Israël n’avait pas été violée au cours de cet incident, notant que les drones ont été abattus au-dessus des eaux territoires libanaises, telles qu’elles sont reconnues par les Nations unies.

Les tensions se sont accrues autour du site de Karish, ces dernières semaines, après l’arrivée d’une plateforme chargée de lancer les opérations d’extraction de gaz dans cette réserve offshore – une arrivée condamnée par le Liban, qui affirme être propriétaire d’une partie de ce champ. Selon Israël, Karish se trouve dans sa zone économique exclusive.

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