Chikli « veut rentrer » en France
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Chikli « veut rentrer » en France

Installé en Israël depuis 2009, le Franco-israélien avait été condamné en 2015 en son absence par le tribunal correctionnel de Paris à 7 ans de prison

Gilbert Chikli (Crédit :capture d'écran France info)
Gilbert Chikli (Crédit :capture d'écran France info)

Gilbert Chikli, un escroc présumé en fuite, condamné par la justice française pour ses arnaques « au faux président » et détenu en Ukraine, se dit prêt à revenir en France pour régler sa situation pénale, a-t-on appris jeudi par son avocat.

La justice ukrainienne l’a renvoyé mardi en détention, en annulant une décision du 20 septembre qui l’avait placé en liberté surveillée, dernier rebondissement d’une série de décisions contraires intervenues depuis son interpellation le 18 août.

Un tribunal l’avait remis en liberté une première fois la semaine dernière mais cette mesure avait été assortie d’une assignation à résidence en attendant une décision sur son éventuelle extradition vers la France. Selon le parquet, Gilbert Chikli avait ensuite tenté de fuir – ce qu’il nie – avant d’être réinterpellé. La justice lui avait accordé une liberté totale lundi, en jugeant son placement en détention « illégal », mais le Parquet avait fait appel.

« Gilbert Chikli est soulagé de pouvoir revenir en France, il a envie de purger sa situation pénale et indique qu’il veut rentrer », a déclaré à l’AFP son avocat David-Olivier Kaminski.

« Il a déjà purgé 14 mois de détention en Israël, qui l’a extradé vers la France, où il a fait 20 mois. Avec les deux mois passés en Ukraine, il a effectué 3 ans pleins d’emprisonnement et il est donc admissible à une peine aménageable », a-t-il ajouté.

Installé en Israël depuis 2009, Gilbert Chikli avait été condamné le 20 mai 2015 en son absence par le tribunal correctionnel de Paris à sept ans de prison et un million d’euros d’amende pour avoir arnaqué des entreprises telles que Accenture, Alstom, HSBC ou la Banque postale.

Gilbert Chikli est considéré comme le pionnier des arnaques « au faux président ». Le principe: contacter de grandes entreprises en se faisant passer pour le président de la société puis pour un agent des services secrets. Très persuasif, il se faisait remettre des sommes importantes en invoquant notamment la lutte contre le blanchiment ou le terrorisme.

Dans l’affaire pour laquelle il a été condamnée, Gilbert Chikli avait réussi à détourner 7,9 millions d’euros. La somme de 52,6 millions, qui avait fait l’objet d’un virement, a été récupérée in extremis.

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