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Commandant iranien: « Israël ne peut pas nous frapper sans le feu vert américain »

Le général Gholamali Rashid, chef du quartier général du commandement central de l'armée iranienne, déclare que toute attaque israélienne fera l'objet d'une réponse "écrasante"

Le personnel de l'armée de l'air iranienne travaille sur des missiles de défense aérienne lors d'un exercice, en Iran, le 21 octobre 2021. (Crédit : Armée iranienne via AP)
Le personnel de l'armée de l'air iranienne travaille sur des missiles de défense aérienne lors d'un exercice, en Iran, le 21 octobre 2021. (Crédit : Armée iranienne via AP)

Un haut commandant iranien, qui a déclaré lundi qu’Israël n’avait pas le droit de frapper les bases nucléaires ou militaires de l’Iran sans l’approbation des États-Unis, s’est vanté du fait que toute agression israélienne fera l’objet d’une réponse puissante qui pourra cibler avec précision l’infrastructure utilisée pour mener l’attaque en question.

Gholamali Rashid, chef du quartier général du commandement central des forces armées iraniennes, s’exprimait à l’occasion du début d’un vaste exercice militaire en Iran.

Rashid a affirmé qu’Israël n’était pas en mesure de mettre à exécution une quelconque menace contre les installations nucléaires et militaires de l’Iran sans « le feu vert et le soutien des États-Unis », ont rapporté les médias locaux.

Il a ajouté que si une telle menace d’Israël était mise à exécution, la réponse serait « une attaque écrasante sur toutes les bases, les centres, les voies et les espaces utilisés pour mener l’agression sans délai », a déclaré Rashid cité par l’agence de presse semi-officielle Mehr.

Israël a déclaré qu’il ne laisserait pas l’Iran obtenir des armes nucléaires et qu’il se réservait le droit d’agir seul, sans le soutien d’autres nations, contre ce qu’il considère comme une menace existentielle. Au début du mois, le ministre de la Défense, Benny Gantz, a déclaré avoir informé les responsables américains qu’il avait donné l’ordre aux forces de défense israéliennes de se préparer à une attaque contre l’Iran.

Un haut responsable américain a également déclaré que les chefs militaires israéliens et américains devaient discuter d’éventuels exercices militaires pour s’entraîner à détruire les installations nucléaires iraniennes dans le pire des scénarios possibles en cas d’échec des négociations nucléaires.

La Garde révolutionnaire paramilitaire iranienne a organisé cet exercice militaire majeur dans le sud du pays dans un contexte de tensions accrues concernant le programme nucléaire de Téhéran, selon la télévision d’État.

La division aérospatiale de la Garde, les troupes terrestres et les forces navales ont participé à cet exercice de cinq jours, selon le rapport, les forces maritimes devant manœuvrer dans le détroit stratégique d’Ormuz, l’étroite porte d’entrée de 20 % du pétrole commercialisé dans le monde.

Sur cette photo d’archives prise le 30 avril 2019, des militaires iraniens montent dans un bateau de patrouille alors qu’ils participent à la « Journée nationale du golfe Persique » dans le détroit d’Hormuz (Crédit : ATTA KENARE / AFP)

Plus tôt dans la journée de lundi, un responsable iranien anonyme a mis en garde Israël contre tout « acte de malveillance ».

Le responsable a déclaré que si Israël prenait des mesures pour faire pression sur l’Iran afin qu’il cède aux exigences des nations occidentales à la table des négociations à Vienne, le résultat serait contre-productif, impactant les relations avec les États-Unis et ayant un « effet négatif et dissuasif sur la coopération de l’Iran avec l’Agence internationale de l’énergie atomique [AIEA]. »

Le Palais Cobourg, lieu des pourparlers de relance du Plan d’action global conjoint (JCPOA), à Vienne, le 29 novembre 2021. (Crédit : VLADIMIR SIMICEK / AFP)

L’Iran a demandé une trêve dans les pourparlers à Vienne. Les pourparlers venaient de reprendre fin novembre après une pause de cinq mois consécutive à l’élection d’un nouveau gouvernement de la ligne dure en Iran.

L’Occident craint que l’Iran n’ait bientôt fait suffisamment de progrès pour que l’accord – en vertu duquel il s’est vu promettre une aide économique en échange de restrictions drastiques de ses activités nucléaires – devienne obsolète.

Israël aurait approuvé un budget de quelque 5 milliards de shekels destiné à préparer l’armée à une éventuelle frappe contre le programme nucléaire iranien. Ce budget comprend des fonds pour divers types d’avions, des drones de collecte de renseignements et des armements uniques nécessaires à une telle attaque, qui devrait viser des sites souterrains lourdement fortifiés.

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