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Comparaison avec Goebbels : pas de diffamation d’Estrosi envers Vardon

En première instance, le maire de Nice avait été relaxé pour la comparaison avec Goebbels mais déclaré coupable de diffamation pour avoir attribué des saluts nazis à Vardon

Christian Estrosi (Crédit : Facebook/Christian Estrosi)
Christian Estrosi (Crédit : Facebook/Christian Estrosi)

La Cour de cassation a confirmé mardi la décision de la cour d’appel d’Aix-en-Provence qui avait relaxé le maire de Nice (ex-LR) Christian Estrosi du chef de diffamation envers l’élu local et régional du Rassemblement national Philippe Vardon.

En mars 2017, alors président du conseil régional de Provence-Alpes-Côte d’Azur, Christian Estrosi s’en était vivement pris, en séance plénière du conseil régional, à son opposant du FN Philippe Vardon, le qualifiant « d’héritier de Goebbels », le chef de la propagande du régime nazi.

Il avait aussi attribué à M. Vardon des « saluts nazis »: « Les saluts nazis de M. Vardon, Mme (Marion Maréchal) Le Pen vous vous en accommodez! », avait-il tancé.

En première instance, M. Estrosi avait été relaxé du chef d’injure pour la comparaison avec Joseph Goebbels, mais avait été déclaré coupable des faits de diffamation pour avoir attribué des saluts nazis à M. Vardon.

En octobre 2019, la cour d’appel d’Aix-en-Provence l’avait relaxé de ces faits de diffamation. Le parquet n’ayant pas fait appel de la relaxe pour injure publique, le tribunal avait retenu la faute civile concernant l’injure et la cour d’appel avait cependant condamné M. Estrosi à 2.000 euros de dommages et intérêts.

Mardi, la Cour de cassation a rejeté le pourvoi de M. Vardon, estimant que « si M. Estrosi a exagéré le rôle de M. Vardon en lui attribuant des saluts nazis », alors que l’article du Point, relayé par M. Estrosi précisait seulement qu’il ne faisait que « ‘brailler’ une chanson nazie au milieu de personnes effectuant le salut nazi », cette « exagération (…) n’excède pas ce que permet le débat démocratique lorsqu’il s’agit à l’occasion d’élections, d’informer les élus et le public du passé politique de ceux qui se présentent au suffrage ».

M. Vardon, ancien responsable identitaire, devenu membre du bureau du Rassemblement national, s’était porté candidat en 2020 à la mairie de Nice contre M. Estrosi. Il est aujourd’hui conseiller municipal de Nice et conseiller régional.

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