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Copernic: le Canada regardera « attentivement » la décision condamnant Hassan Diab

"Nous prenons très au sérieux l'importance de protéger les citoyens canadiens et de respecter leurs droits", a déclaré Trudeau au sujet du Libano-Canadien condamné pour la mort de 4 personnes

Sur cette photo prise le 3 octobre 1980, un inspecteur marche au milieu des débris de voitures après l'explosion d'une bombe à la synagogue de la rue Copernic à Paris. (Crédit : Georges Gobet/AFP)
Sur cette photo prise le 3 octobre 1980, un inspecteur marche au milieu des débris de voitures après l'explosion d'une bombe à la synagogue de la rue Copernic à Paris. (Crédit : Georges Gobet/AFP)

Le Canada va « regarder attentivement la décision » de la cour d’assises française qui a condamné le Libano-Canadien Hassan Diab à la réclusion criminelle à perpétuité pour l’attentat à la bombe contre la synagogue de la rue Copernic à Paris il y a 43 ans, a déclaré Justin Trudeau.

L’attentat avait fait quatre morts et des dizaines de blessés en octobre 1980.

« On va regarder attentivement la décision, on va regarder quelles seront les prochaines étapes pour le gouvernement » français, a indiqué le chef du gouvernement canadien, lors d’un point presse.

« Nous prenons très au sérieux l’importance de protéger les citoyens canadiens et de respecter leurs droits », a-t-il ajouté.

Un mandat d’arrêt a été émis à l’encontre de l’universitaire de 69 ans, qui était absent à son procès.

« Nous espérions que la raison l’emporterait », a déclaré Hassan Diab devant la presse à Ottawa parlant d’un moment « difficile » et d’une situation « kafkaïenne ».

Hassan Diab, accusé d’avoir commis l’attentat de la synagogue de la rue Copernic en 1980, à son retour au Canada, lors d’une conférence de presse au siège d’Amnesty International Canada à Ottawa, dans l’Ontario, le 17 janvier 2018. (Crédit : Photo by Lars Hagberg / AFP)

Il a également exhorté Justin Trudeau à honorer ses engagements passés. En juin 2018, le Premier ministre avait apporté son soutien à l’universitaire installé à Ottawa, estimant que « ce qui lui est arrivé n’aurait jamais dû arriver ».

L’avocat canadien de Diab, Donald Bayne, a de son côté estimé que la condamnation était injuste. « Les preuves montrent qu’il est innocent et pourtant ils l’ont condamné », a déclaré M. Bayne. « C’est un résultat politique. C’est une condamnation injustifiée », a-t-il ajouté.

L’issue d’une éventuelle nouvelle procédure d’extradition est incertaine, la première, qui avait abouti au bout de six ans, ayant tendu les relations diplomatiques entre la France et le Canada.

M. Diab, qui n’a cessé de clamer son innocence, avait été extradé vers la France en 2014. Il est retourné au Canada dès sa sortie de prison après un non-lieu accordé en janvier 2018, au terme de trois ans de détention provisoire.

En 2021, le Premier ministre canadien avait indiqué que le Canada étudierait « de façon rigoureuse » toute nouvelle demande de la France d’extrader M. Diab.

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