Coronavirus : Israël prépare des unités d’isolement et fermerait certains sites
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Coronavirus : Israël prépare des unités d’isolement et fermerait certains sites

Le ministère de la Santé pourrait réquisitionner des hôpitaux à Jérusalem et Tel Aviv si le virus se répand et imposer des restrictions sur les grands rassemblements

Des gens se couvrent le visage à l'aéroport international Ben Gurion par crainte du coronavirus, le 2 février 2020. (Avshalom Shoshani/Flash90)
Des gens se couvrent le visage à l'aéroport international Ben Gurion par crainte du coronavirus, le 2 février 2020. (Avshalom Shoshani/Flash90)

Les responsables du ministère de la Santé estiment que ce n’est qu’une question de temps avant que le coronavirus ne touche Israël, et ont élaboré un plan dans le but de traiter les patients et de prévenir la propagation de l’infection, a rapporté mercredi la Douzième chaîne.

Bien qu’aucun cas n’ait encore été signalé en Israël, des patients ont été diagnostiqués avec le virus en Egypte et en Iran.

Dans la phase initiale d’une éventuelle épidémie israélienne, des unités spécialisées seront mises en place au sein des hôpitaux établis afin de tenter d’isoler les porteurs de la maladie. Elles seront composées d’experts dans le domaine de la lutte contre la maladie.

Selon le reportage, une unité d’isolement sera immédiatement mise en place à l’hôpital Shmu’el Harofe à Beer Yaakov, en plus d’une unité gériatrique à Rishon Lezion.

Toutefois, si le nombre d’infections augmente jusqu’à un certain niveau, non indiqué dans le reportage, un hôpital à Jérusalem et un à Tel Aviv pourraient être réquisitionnés exclusivement pour le traitement des patients touchés par le coronavirus.

En outre, le ministère de la Santé pourrait imposer des restrictions sur les grands rassemblements et la fermeture d’hôtels et de sites touristiques pourrait être envisagée.

Le vice-ministre de la Santé Yaakov Litzman lors de la soirée électorale à Petah Tikva pour son parti Yahadout HaTorah, le 18 septembre 2019. (Crédit : Shlomi Cohen/Flash90)

Le ministre de la Santé, Yaakov Litzman, a demandé au centre médical Sheba de Tel Hashomer de se préparer à mettre en quarantaine les Israéliens évacués d’un bateau de croisière japonais à leur arrivée dans le pays. Ils seront placés dans une unité séparée et surveillés par un personnel médical spécialement affecté à cette mission, a ajouté le ministère.

Israël a mis en place certaines restrictions d’entrée plus strictes après que le ministère de la Santé a déclaré dimanche que les Israéliens revenant de quatre destinations d’Asie de l’Est seraient dorénavant contraints de se placer en quarantaine pendant deux semaines, en raison des inquiétudes concernant la propagation du virus.

Les voyageurs revenant de Thaïlande, de Singapour et des régions chinoises semi-autonomes de Hong Kong et de Macao doivent rester isolés, a déclaré le ministère. Auparavant, seuls les voyageurs en provenance de Chine étaient soumis à une telle auto-mise en quarantaine.

Le ministre de l’Intérieur, Aryeh Deri, a déclaré lundi que l’Etat juif interdirait l’entrée du territoire à tous les non-Israéliens s’étant rendus dans les quatre pays et territoires du sud-est asiatique au cours des quatorze derniers jours.

Le ministère des Affaires étrangères s’inquiéterait pour sa part des répercussions diplomatiques de cette interdiction.

Des centaines de passagers, dont des Israéliens, ont commencé à quitter le Diamond Princess mercredi après la fin de la quarantaine très critiquée qui n’a pas permis de freiner la propagation du nouveau coronavirus parmi les passagers et l’équipage.

Certains des passagers non israéliens ont déclaré sur Twitter après le début de l’évacuation qu’ils avaient reçu des formulaires de bilan de santé leur demandant s’ils présentaient des symptômes tels que maux de tête, fièvre ou toux. Les passagers dont le test était négatif et qui ne présentaient aucun symptôme de la maladie COVID-19 devaient néanmoins faire vérifier leur température corporelle avant de partir.

Les membres des forces d’auto-défense japonaises marchent vers le navire de croisière Diamond Princess mis en quarantaine sur le port de Yokohama au Japon, le 9 février 2020. (Crédit : AP Photo/Eugene Hoshiko)

Le navire, que certains experts ont qualifié de parfait incubateur de virus, est devenu le principal foyer infectieux en dehors de la Chine, où le virus a été identifié pour la première fois. 621 cas ont été identifiés parmi les 3 711 personnes à bord du navire, dont 79 nouvelles infections signalées mercredi.

Au moins trois Israéliens figuraient parmi les personnes infectées à bord. Douze autres Israéliens à bord du navire n’avaient pas encore contracté la maladie.

Cependant, les médias israéliens ont déclaré mercredi que tous les passagers israéliens débarqueraient d’ici jeudi et partiraient pour Israël trois heures plus tard après que les autorités japonaises ont accepté qu’ils soient emmenés directement dans un avion qui les ramènera chez eux.

Ils seront d’abord testés pour s’assurer qu’ils ne sont pas infectés par le virus mortel, a déclaré le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué mardi.

Les passagers recevront un permis spécial leur permettant de se rendre directement à l’avion, qui a été affrété par plusieurs compagnies d’assurance privées pour ramener les Israéliens dans le pays.

Un drapeau israélien dans l’un des hublots (à gauche) du navire de croisière Diamond Princess, où trois Israéliens ont été diagnostiqués avec un coronavirus, au terminal de croisière Daikaku Pier dans le port de Yokohama, le 16 février 2020. (Crédit : Behrouz MEHRI / AFP)

Le service d’urgence du Magen David Adom a déclaré mercredi dans un communiqué qu’il était prêt à recevoir les patients, avec des équipes de paramédicaux portant des équipements de protection pour les transporter dans des ambulances qui seront ensuite désinfectées.

Les trois Israéliens qui ont contracté le virus ont été hospitalisés au Japon et souffriraient de symptômes légers de la maladie. Ils rentreront chez eux séparément.

Les autorités poursuivent toujours les tests sur le navire pour détecter l’origine du virus qui a infecté plus de 75 000 personnes dans le monde et en a tué plus de 2 000, la grande majorité des cas se trouvant en Chine continentale.

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