Coronavirus : le musée d’Auschwitz demande la fin des visites des pays infectés
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Coronavirus : le musée d’Auschwitz demande la fin des visites des pays infectés

Aucun cas n'est encore apparu en Pologne, bien que les responsables affirment qu'il est probable qu'il en apparaisse bientôt dans le contexte de propagation mondiale

Des jeunes du monde entier à Auschwitz pour Yom HaShoah, le 1er mai 2019. (Crédit : Yossi Zeliger/Flash90)
Des jeunes du monde entier à Auschwitz pour Yom HaShoah, le 1er mai 2019. (Crédit : Yossi Zeliger/Flash90)

Les administrateurs du Mémorial et musée d’Auschwitz ont demandé aux personnes originaires de pays infectés par le coronavirus de ne pas venir visiter le site.

Dans une déclaration mercredi sur son site web, le musée a indiqué qu’aucun cas de virus n’avait été confirmé jusqu’à présent en Pologne. « Nous n’avons pas constaté de situation alarmante, mais le musée suit cette question de façon continue ».

Et il a fait savoir qu’il avait recommandé aux agences de voyage et aux organisateurs de voyages au mémorial de renoncer à l’arrivée de personnes provenant d’endroits où des cas d’infection sont apparus.

Israël a interrompu les voyages éducatifs des lycéens israéliens sur les sites historiques de la Shoah en Pologne en raison de la propagation mondiale du virus COVID-19.

La Pologne n’a encore signalé aucun cas, mais Varsovie a indiqué que des infections allaient probablement apparaître.

Des dizaines de milliers de lycéens israéliens se rendent en Pologne chaque année pour s’informer sur l’histoire de la Shoah. Les élèves visitent les sites nazis associés au génocide des Juifs européens, comme le site du camp de concentration d’Auschwitz-Birkenau, et sont souvent accompagnés de survivants qui témoignent de leur histoire.

Le virus a maintenant proliféré dans le monde entier, émergeant sur tous les continents sauf l’Antarctique, et incitant de nombreux gouvernements et entreprises à essayer d’empêcher les gens de voyager ou de se rassembler dans des lieux très fréquentés.

Depuis fin décembre, le virus a tué plus de 2 800 personnes et en a infecté plus de 83 000 dans le monde entier, la plupart en Chine.

De nouveaux cas sont apparus en Europe, dont beaucoup sont liés au point chaud du continent, le coronavirus, situé dans le nord de l’Italie. Les experts de la santé ont mis en garde contre l’hystérie que provoquerait la poursuite de la progression du virus au-delà des frontières chinoises.

L’AFP a contribué à cet article.

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