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Covid : Israël approuve une 4e dose pour les plus de 60 ans et les soignants

Le premier décès d'un Israélien atteint de la souche de coronavirus Omicron a été enregistré mardi en Israël, selon le diffuseur public Kan

Un homme se fait vacciner contre la COVID-19 dans un centre de dépistage temporaire de la Clalit à Jérusalem, le 30 septembre 2021. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Un homme se fait vacciner contre la COVID-19 dans un centre de dépistage temporaire de la Clalit à Jérusalem, le 30 septembre 2021. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Le Premier ministre Naftali Bennett a déclaré mardi soir que tous les Israéliens de plus de 60 ans et le personnel médical auront droit à une quatrième dose de vaccin contre le Covid-19, après consultation d’un groupe d’experts.

« Les citoyens d’Israël ont été les premiers au monde à recevoir la troisième dose de vaccin contre le Covid-19 et nous continuons d’être à l’avant-garde avec la quatrième dose », a-t-il dit dans un communiqué diffusé par ses services, appelant ceux qui remplissent ces critères à « aller se faire vacciner ».

Cette déclaration a été diffusée après une réunion du conseil des ministres à propos de la pandémie, sur fond d’inquiétudes croissantes à cause de la propagation du variant Omicron.

La décision du Comité d’experts sur la pandémie d’approuver la quatrième dose est « une excellente nouvelle qui nous aidera à passer à travers la vague d’Omicron qui submerge le monde », selon le Premier ministre.

Les personnes immunodéprimées pourront également recevoir la quatrième dose, qui peut leur être administrée, ainsi qu’aux personnes de plus de 60 ans et aux équipes médicales, au moins quatre mois après la troisième injection, a précisé le ministère de la Santé dans un communiqué.

Le bureau de M. Bennett a ajouté que le Premier ministre avait ordonné au ministère de la Santé et aux caisses d’assurance-maladie, qui gèrent les vaccinations, de préparer la campagne d’injection de la quatrième dose.

Le « cabinet corona » reconstitué par le nouveau gouvernement se réunit au bureau du Premier ministre à Jérusalem, le 23 juin 2021. (Crédit : Kobi Gideon / GPO)

Le premier décès d’un Israélien atteint de la souche de coronavirus Omicron a été enregistré mardi en Israël, selon le diffuseur public Kan. L’homme avait 75 ans et souffrait d’antécédents médicaux, et n’avait reçu que deux doses de vaccin. Il serait décédé lundi à l’hôpital Soroka de Beer Sheva.

Les ministres ont approuvé mardi une mesure qui réduira à 50 % la présence des employés du secteur public.

En début de semaine, le Premier ministre Naftali Bennett avait exhorté les entreprises du secteur privé et les commerces à permettre à leurs employés de travailler à domicile autant que possible.

Plus tôt dans la journée, le ministère de la Santé avait annoncé 170 nouveaux cas d’Omicron en Israël, portant le total à 340. Alors que les taux globaux de cas augmentent, jusqu’à présent, les cas graves et les hospitalisations sont restés faibles.

L’Europe multiplie les restrictions et les avertissements, quand les Etats-Unis refusent de « paniquer »: un Joe Biden volontariste a assuré mardi que la première puissance mondiale était « prête » face à la déferlante du variant Omicron.

Déjà dominant aux Etats-Unis, le nouveau variant se répand à une vitesse fulgurante à travers le monde, entraînant des records de contamination, comme en Espagne qui a enregistré 49.823 cas de Covid-19 en 24 heures.

Le président Joe Biden écoute lors de sa rencontre avec le Premier ministre israélien Naftali Bennett dans le bureau ovale de la Maison Blanche, vendredi 27 août 2021, à Washington. (AP Photo/Evan Vucci)

« Je sais que vous êtes fatigués. (…) Je sais que vous en avez assez. Nous voulons tous que ce soit fini, mais nous sommes encore en plein dedans. Et nous sommes à un moment critique », a lancé Joe Biden à ses compatriotes depuis la Maison Blanche.

Et d’ajouter : « Nous avons plus d’outils que nous n’en avons jamais eu. Nous sommes prêts. »

Comme il l’avait dit il y a quelques semaines déjà, le président américain a répété, à l’adresse des quelque 70 % d’Américains totalement ou partiellement vaccinés: « Nous ne devons pas paniquer. »

Le démocrate, dont les leviers au niveau fédéral sont de toute façon limités, a appelé à garder les écoles ouvertes et promet que les Etats-Unis ne revivront pas le printemps 2020.

Le gouvernement fédéral américain va distribuer 500 millions de tests gratuits à partir du mois de janvier – à voir si cela calmera les critiques récurrentes sur les insuffisances du dépistage aux Etats-Unis, où les files s’allongent chaque jour devant les centres de test.

Washington va aussi mobiliser, au cas où ce serait nécessaire, un millier de médecins et infirmières de l’armée pour venir à la rescousse des hôpitaux, et augmenter encore la capacité de vaccination.

Pour le reste, « les personnes non vaccinées sont responsables de leurs propres choix », a lancé le président du pays le plus endeuillé au monde par la pandémie. En reconnaissant toutefois que ces choix avaient été influencés par une « dangereuse désinformation » à la télévision et sur les réseaux sociaux.

La stratégie de Joe Biden contraste avec les décisions plus sévères prises en particulier en Europe.

(G) Le Premier ministre Naftali Bennett (Haim Zach/GPO) et (D) le chancelier allemand Olaf Scholz (Johanna Geron/Pool Photo via AP)

Restrictions en Allemagne

Les Allemands ne pourront pas se réunir à plus de dix personnes vaccinées, ou deux non-vaccinées pour les fêtes, a averti le nouveau chancelier Olaf Scholz.

Les clubs et les discothèques vont également fermer leurs portes dans tout le pays. Et toutes les compétitions sportives, en particulier les matches de football, se dérouleront désormais à huis clos.

Le foot africain, lui, maintient le cap : malgré des rumeurs insistantes de report ou d’annulation, la Confédération africaine de football a confirmé que la Coupe d’Afrique des nations (CAN) se tiendrait bel et bien au Cameroun du 9 janvier au 6 février.

Les Pays-Bas voisins ont fermé les magasins jugés non essentiels, les cinémas ou les restaurants.

Au Portugal, le télétravail deviendra obligatoire pendant deux semaines et les bars et discothèques seront fermés.

Pas de tour de vis de ce type prévu pour l’instant en France, où environ 20 % des nouveaux cas de Covid-19 relèvent désormais d’Omicron.

Sadiq Khan, le maire de Londres, le 30 juillet 2016. (Crédit : Rob Stothard/Getty Images)

Au Royaume-Uni, parmi les plus sévèrement touchés (plus de 90 000 contaminations par jour), le gouvernement a débloqué mardi un milliard de livres pour les entreprises subissant les conséquences d’Omicron.

Le maire travailliste de Londres, Sadiq Khan, avait annoncé lundi soir l’annulation des festivités prévues dans la capitale britannique pour le Nouvel An, tout comme le Maroc, qui a en outre instauré un couvre-feu entre minuit et 06H00.

Selon la cheffe scientifique de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), ≈, les premières données d’Afrique du Sud montrent que les hospitalisations liées à Omicron restent moins nombreuses que pendant les précédentes vagues Delta.

L’OMS a homologué d’urgence mardi un nouveau vaccin contre le Covid, celui de la société américaine Novavax – le 10e qu’elle approuve ainsi -, à la technologie plus classique et différente des vaccins déjà largement utilisés dans l’UE.

Sur les voyages internationaux également, Joe Biden se distingue. Il a dit « envisager » la levée de l’interdiction d’entrée sur le territoire américain qui concerne huit pays africains, où Omicron avait commencé à circuler.

D’autres pays au contraire multiplient les restrictions. Israël a ajouté mardi les Etats-Unis et plusieurs autres pays à sa liste rouge d’une cinquantaine d’Etats vers lesquels il est interdit de voyager.

La pandémie a fait au moins 5,35 millions de morts dans le monde depuis que le bureau de l’OMS en Chine a fait état de l’apparition de la maladie fin décembre 2019, selon un bilan établi par l’AFP mardi, sans doute bien inférieur à la réalité.

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