Décoration de deux femmes reconnues « Justes parmi les Nations » en Bretagne
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Décoration de deux femmes reconnues « Justes parmi les Nations » en Bretagne

Francine Jégou-Girot et Césarine Le Floch-Rosemberg ont caché deux jumelles de 1943 jusqu'à la Libération

Le jardin des Justes parmi les Nations, à Yad Vashem (Crédit : DR)
Le jardin des Justes parmi les Nations, à Yad Vashem (Crédit : DR)

Francine Jégou-Girot et Césarine Le Floch-Rosemberg ont reçu dimanche dernier la médaille des Justes parmi les Nations à titre posthume, rapporte Ouest France.

Pendant l’occupation nazie, ces deux femmes ont sauvé la vie de Liliane et Fryda Rozenbaum, deux jumelles qui ont perdu leurs parents.

En 1941, Francine Jégou-Girot et Césarine Le Floch-Rosemberg sont voisines à Rostrenen, en Bretagne. Les deux femmes perdent leurs époux pendant la guerre. L’époux Julien Rosemberg est déporté à Auscwitz en 1943, l’époux Auguste Girot, résistant, est déporté à Mauthausen en 1944.

C’est en novembre 1943 que Césarine se voit confier les jumelles alors âgées de trois ans par la gardienne de son immeuble à Paris ou elle prendra la décision de les emmener à Rostrenen.

Césarine hébergera alors Fryda et Francine accueillera la seconde jumelle, Liliane.

Elles sont cachées jusqu’à la Libération chez des personnes de confiance. Elles sont également inscrites à l’école de Rostrenen où leur nom de famille a été modifié pour Roze afin qu’elles n’attirent pas l’attention.

A la Libération, leur frère Abe vient chercher les deux jumelles qui rentrent ensuite à Paris. N’ayant jamais revu les deux héroïnes, Liliane Rozenbaum témoigne qu’elle n’a jamais pu oublier ces deux femmes qui lui ont sauvé la vie ainsi qu’à sa soeur.

« Je suis allée sur un site Internet d’anciens combattants, pour demander si quelqu’un connaissait Suzanne Rosemberg,» explique l’ancienne enfant cachée.

C’est comme cela que Paul Thomas, neveu de Césarine a contacté Liliane qui vit aujourd’hui en Vendée. Sa soeur est décédée en 1995.

Le nom des deux femmes est aujourd’hui inscrit sur le mur d’honneur du Jardin des « Justes parmi les Nations » de Yad Vashem, à Jérusalem.

C’est Paul Thomas, et la fille de Francine, Marcelle Bourse-Girot, qui ont reçu la médaille des justes, en tant que représentants de Francine Jégou-Girot et Césarine Le Floch-Rosemberg.

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