Démantèlement d’un réseau de trafiquants d’armes qui volaient Tsahal
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Démantèlement d’un réseau de trafiquants d’armes qui volaient Tsahal

Dans une opération conjointe de l'armée, de la police et du Shin Bet, 21 suspects israéliens et palestiniens ont été arrêtés, dont des soldats israéliens

Judah Ari Gross est le correspondant militaire du Times of Israël.

Lors d’une opération conjointe, l’armée, la police et le service de sécurité du Shin Bet ont arrêté 21 personnes suspectées de faire partie d’un réseau de contrebande dans lequel des munitions et des armes ont été volés dans des bases militaires puis revendues sur le marché noir, ont annoncé les forces de l’ordre israéliennes lundi.

Parmi les suspects figurent des soldats, des civils israéliens et des Palestiniens. Certains ont été inculpés lundi, tandis que d’autres ont été maintenus en garde à vue avant d’être inculpés dans un futur proche, a précisé la police.

L’enquête – surnommée « Frères d’armes » – a été conduite par la police israélienne, le Shin Bet et la police militaire, avec le soutien des procureurs militaires et du bureau des procureurs du district du sud.

Comme l’a expliqué la police, l’avancée principale dans l’affaire est intervenue le 19 décembre, quand des officiers de police ont arrêté une voiture à un barrage entre Israël et le sud de la Cisjordanie. Ils ont alors découvert un grand nombre de munitions à l’intérieur du véhicule.

Selon la police, les soldats qui faisaient partie du réseau auraient volé les munitions et les armes dans leurs bases. Comme ils étaient occupaient des fonctions de chauffeurs au sein de Tsahal, ils ont pu facilement faire sortir les marchandises volées et les remettre à leurs complices qui les auraient ensuite vendues à des Palestiniens en Cisjordanie.

« L’enquête a montré que les soldats ont volé une grande quantité de munitions de l’armée et même volé des pièces d’armes pour les remplacer par des pièces contrefaites », a rapporté la police.

Les soldats impliqués dans le réseau ont été inculpés par un tribunal militaire lundi.

Les suspects civils ont déjà été entendus lors d’une audience de pré-inculpation et seront formellement mis en examen dans les prochains jours.

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