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Départ du PDG de NSO, fabricant du logiciel espion Pegasus

La société israélienne a aussi annoncé sa volonté de recentrer ses ventes sur les pays membres de l'Otan

Shalev Hulio, PDG de NSO Group, parle avec le journal Calcalist, le 20 avril 2020. (Crédit : capture d'écran YouTube)
Shalev Hulio, PDG de NSO Group, parle avec le journal Calcalist, le 20 avril 2020. (Crédit : capture d'écran YouTube)

La société israélienne de NSO, fabricant du logiciel d’espionnage Pegasus, a annoncé dimanche une « réorganisation » de ses activités, le départ de son PDG et sa volonté de recentrer ses ventes sur les pays membres de l’Otan.

« NSO group annonce aujourd’hui une réorganisation de la compagnie et le départ du PDG Shalev Hulio, remplacé par Yaron Shohat, actuel directeur des opérations qui présidera à la réorganisation », a indiqué la société dans un communiqué transmis à l’AFP.

NSO n’a pas confirmé ces chiffres, mais indiqué dimanche « réorganiser l’ensemble de ses activités », « rationaliser ses opérations » et ce, afin de « demeurer l’une des plus grandes sociétés de cybertech au monde » et concentrer ses ventes « aux pays membres de l’Otan ».

A l’été 2021, NSO s’était retrouvé sous le feu des projecteurs après qu’un consortium de médias a révélé que les numéros de téléphone d’au moins 180 journalistes, 600 hommes et femmes politiques, 85 militants des droits humains ou encore 65 chefs d’entreprises avaient été espionnés via son logiciel Pegasus.

Cet outil informatique, considéré comme une « arme » par la défense israélienne qui doit donner le feu vert à son exportation, permet par exemple d’activer à distance les caméras et les micros d’un smartphone.

La firme NSO répète depuis ces révélations, et d’autres qui ont suivi, avoir obtenu les licences pour exporter son logiciel et que ce dernier, destiné au contreterrorisme et à la lutte contre la criminalité, pourrait avoir été « détourné » de son usage par certains clients.

Mais ces révélations et une dette contractée au préalable par le groupe ont amputé sa trésorerie menaçant jusqu’à la survie de cette société phare de cybertech israélienne, selon des documents judiciaires consultés en début d’année par l’AFP.

Ces documents faisaient état d’une bataille interne sur les pays à qui le groupe devait vendre sa technologie, certains créanciers disant ne pas s’opposer à sa vente à des pays dits « à risque élevé » en raison de leur bilan en matière de respect des droits humains, pour éviter de perdre de l’argent.

Selon ces documents, Berkeley Research Group (BRG), firme américaine de management qui gère la majorité des parts du groupe s’y opposait, en insistant sur la priorité pour NSO de sortir de la liste noire américaine des entreprises menaçant la sécurité d’Etat sur laquelle elle a été placée en novembre.

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