Derrière l’intellectuelle, une autre Hannah Arendt, ‘aimant les cerises et l’amitié’
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Derrière l’intellectuelle, une autre Hannah Arendt, ‘aimant les cerises et l’amitié’

La Grande traversée sur France Culture donne à entendre une philosophe loin de la gravité du procès de Nuremberg

A scene from 'Hannah Arendt' (photo credit: courtesy Zeitgeist Films)
A scene from 'Hannah Arendt' (photo credit: courtesy Zeitgeist Films)

Christine Lecerf qui produit cette série de 4 émissions sur France-Culture consacrée à Hannah Arendt (1906-1975) décrit une Hannah Arendt « qui a de belles jambes », adore fumer, ressent « un plaisir fou à dénoyauter des cerises ».

Lecerf résume à Télérama « pour elle, la bouffe, la clope, l’amour et l’amitié ne sont pas des distractions pour la pensée, mais viennent la nourrir. ».

On connaît Hannah Arendt pour avoir créé le concept de la banalité du mal, lors du procès de Eichmann à Jérusalem en 1963, et en sa qualité de philosophe associée au sombre souvenir de Martin Heidegger.

A travers ses écrits et les témoignages laissés par ses proches on découvre une femme, censément philosophe mais elle récuse l’étiquette, pensant « que l’amitié est plus importante que la vérité ».

« Ses amis parlent de sa beauté, de sa voix profonde et de son ‘charisme hypnotique’, rapporte Le Monde.

Arendt y évoque aussi sa mère « complètement irréligieuse » qui lui avait donné un principe d’action face à l’antisémitisme dans l’Allemagne de l’après Première guerre mondiale.

« Si le propos était tenu par un adulte, Hannah devait en informer sa mère, qui agirait, détaille le quotidien. Si cela venait d’un autre enfant, elle devait se défendre elle-même ».

Les émissions peuvent être écoutées sur le site de France-Culture.

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