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Des F-16 israéliens se joindront à un grand exercice international en Grèce 

Les forces aériennes de neuf pays participent à l'exercice annuel Iniochos, qui simule des frappes aériennes, l'évitement des défenses aériennes, la recherche et le sauvetage

F-16 sur la piste d'atterrissage de l'aéroport militaire d'Andravida, dans le sud de la Grèce, dans le cadre de l'exercice d'aviation multinationale " INIOCHOS 2021 " de l'armée de l'air hellénique, le 18 avril 2021. (Crédit : ARIS MESSINIS / AFP)
F-16 sur la piste d'atterrissage de l'aéroport militaire d'Andravida, dans le sud de la Grèce, dans le cadre de l'exercice d'aviation multinationale " INIOCHOS 2021 " de l'armée de l'air hellénique, le 18 avril 2021. (Crédit : ARIS MESSINIS / AFP)

L’armée de l’air israélienne devrait participer à un exercice aérien international majeur organisé par la Grèce plus tard ce mois-ci, dans le cadre duquel se déroulent des simulations d’opérations contre des systèmes de défense aérienne, de grandes frappes aériennes et des opérations de sauvetage.

Sept autres pays se joindront à la Grèce dans son exercice Iniochos cette année : les États-Unis, le Canada, la France, l’Italie, Chypre, la Slovénie et l’Autriche.

L’exercice débutera le 28 mars et devrait durer jusqu’au 8 avril.

L’Égypte, l’Albanie, l’Autriche, la Macédoine du Nord, le Royaume-Uni, l’Inde, le Koweït, la Croatie, le Maroc et l’Arabie saoudite y enverront des observateurs.

Selon l’armée de l’air hellénique, l’exercice est destiné à simuler une variété de scénarios, tels que l’évitement des attaques de missiles sol-air, les frappes sur des cibles terrestres, la recherche et le sauvetage, et la protection ou l’attaque d’une cible aéroportée.

Des dizaines d’avions de chaque pays participent à l’exercice, qui se déroulera en grande partie le long de la côte grecque et au-dessus de la Méditerranée.

La délégation israélienne comprend des avions de combat F-16, des avions de ravitaillement Boeing 707 et des avions de surveillance Gulfstream G550, selon l’armée de l’air hellénique. Tsahal a refusé de confirmer les détails de l’exercice.

Au cours des années précédentes, Israël a profité des exercices aériens en Grèce pour s’entraîner et en apprendre davantage sur le système de défense aérienne russe S-300, qui est également utilisé par l’Iran et la Syrie. Il n’a pas été confirmé si le système serait inclus dans l’exercice de cette année.

L’exercice – auquel Israël participe chaque année depuis 2015 – intervient dans un contexte de tension croissante au Moyen-Orient après que l’Iran a lancé une douzaine de missiles balistiques sur ce qu’il prétendait sans preuve être un « centre stratégique » israélien près du consulat américain dans la ville d’Erbil, dans le nord de l’Irak.

Cette attaque serait une réponse à la mort de deux officiers du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) lors d’une présumée frappe aérienne israélienne près de Damas, la capitale syrienne, la semaine dernière. Le CGRI a averti la semaine dernière qu’Israël « paiera » pour la mort des officiers Ehsan Karbalaipour et Morteza Saidnejad. Il est également intervenu à la suite d’informations faisant état d’une frappe israélienne sur un entrepôt de drones du CGRI dans le nord-ouest de l’Iran.

Par ailleurs, Washington a déclaré qu’il était « proche » d’un accord avec l’Iran sur la relance du pacte de 2015 qui a vu les puissances occidentales accorder un allégement des sanctions en échange de restrictions sur le programme nucléaire de Téhéran, le dernier signe d’avancement après une impasse prolongée. Israël soutient qu’un tel accord permettrait à l’Iran de renforcer son soutien à ses mandataires au Moyen-Orient, si les sanctions sont assouplies.

Plus particulièrement, l’exercice intervient en pleine invasion de l’Ukraine par la Russie. Selon les informations de la Douzième chaîne, Israël et les autres pays participants mettront en œuvre les premières leçons de la guerre en Europe au cours de l’exercice.

Bien qu’aucun des pays participants ne borde la Russie, le média a déclaré que l’exercice démontrerait leur partenariat et leur unité face à la possibilité que la guerre en Ukraine se propage à d’autres pays. « C’est un signal pour Poutine que ces pays travaillent ensemble pour défendre leur souveraineté », a indiqué la Douzième chaîne.

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