Des fermiers du sud à Liberman : laissez les Gazaouis travailler pour nous
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Des fermiers du sud à Liberman : laissez les Gazaouis travailler pour nous

Invoquant des préoccupations économiques et humanitaires, les résidents des communautés agricoles frontalières appellent Israël à approuver des permis de travail pour les travailleurs palestiniens

Un champ de blé au Kibbutz Nahal Oz, près de la frontière avec Gaza (Crédit : Tsafrir Abayov/Flash 90)
Un champ de blé au Kibbutz Nahal Oz, près de la frontière avec Gaza (Crédit : Tsafrir Abayov/Flash 90)

Les fermiers qui vivent à la frontière sud de Gaza ont appelé le ministre de la Défense Avigdor Liberman a autoriser des centaines de travailleurs palestiniens vivant dans l’enclave de Gaza à entrer dans le pays.

Les résidents des régions de Shaar Hanegev et Eshkol, au sud d’Israël ont envoyé une lettre à Liberman, l’exhortant à autoriser les travailleurs gazaouis à venir travailler en Israël, selon la Deuxième chaîne vendredi.

Les signataires ont déclaré que leur demande était fondée sur des préoccupations économiques et humanitaires.

« D’une part, nous avons besoin de fermiers », davantage de travailleurs, disent-ils. « D’autre part, il y a le bien-être des travailleurs gazaouis », poursuit la lettre.

Bien qu’ils vivent sous la menace permanente des missiles tirés par le Hamas et par d’autres groupes terroristes dans la bande de Gaza, les fermiers israéliens assurent que cela reste la meilleure option pour eux.

« Nous avons à l’esprit la possibilité que nous pouvons aider un peu au bien-être des familles qui souffrent à Gaza », ont-ils écrit. « Nous pensons qu’améliorer la situation économique de nos voisins sert les intérêts d’Israël. »

Liberman n’a pas encore répondu à leurs demandes. Le reportage télévisé n’a pas indiqué combien de fermiers sont à l’origine de cette lettre, ni quand la lettre a été envoyée.

Depuis 10 ans, Israël n’autorise pas les travailleurs gazaouis à entrer dans le pays, depuis que le Hamas a pris contrôle de l’enclave. Au moins 70 % des gazaouis dépendent de l’aide internationale.

Le Hamas, un groupe terroriste palestinien qui œuvre pour la destruction d’Israël, a géré Gaza d’une main de fer depuis qu’elle a pris le pouvoir de l’enclave côtière en 2007. Il a mené trois guerres contre Israël, tiré des milliers de roquettes vers son territoire, et creusé un réseau de tunnels sophistiqués pour élaborer ses attaques.

Mercredi, le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres a visité Gaza.

Guterres a appelé à la levée du blocus de la bande de Gaza, lors de sa visite de l’enclave palestinienne, qui, dit-il est en proie « à l’une des crises humanitaires les plus dramatiques » qu’il ait pu voir.

« Je suis profondément ému par ce qu’ai vu à Gaza aujourd’hui, j’ai été témoin de l’une des crises humanitaires les plus dramatiques qu’il m’a été donné de voir en de nombreuses années de travail dans l’humanitaire aux Nations unies », a déclaré Guterres.

Il a ensuite ajouté qu’il était « important d’ouvrir les fermetures », en référence au blocus israélien et égyptien imposé à Gaza.

Israël affirme que ce blocus, instauré il y a 10 ans, est nécessaire pour empêcher l’acheminement illégal d’armement ou de matériel pour en fabriquer vers Gaza. Les biens livrés à Gaza passent d’abord par Israël pour être inspectés, puis sont ensuite acheminés vers le territoire palestinien, après que les objets qui représenteraient un risque sécuritaire sont retirés.

L’Égypte autorise occasionnellement l’ouverture du poste-frontière de Gaza.

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