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Des hôpitaux soutiennent Beilinson, accusé de meurtre par une victime du COVID

Des établissements de tout le pays ont publié des photos avec le slogan "Nous sommes tous Beilinson" ; l'hôpital de Petah Tikva a porté plainte suite à l'épitaphe "choquante"

La pierre tombale d'une femme enterrée au cimetière de Yarkon à Petah Tikva qui accuse le personnel de l'hôpital de l'avoir "assassinée". (Capture d'écran)
La pierre tombale d'une femme enterrée au cimetière de Yarkon à Petah Tikva qui accuse le personnel de l'hôpital de l'avoir "assassinée". (Capture d'écran)

Lundi, les hôpitaux du pays ont exprimé leur soutien à un hôpital accusé de meurtre dans l’inscription sur la pierre tombale d’une femme non vaccinée décédée le mois dernier du COVID-19.

La pierre tombale comporte une épitaphe affirmant que la femme a été « assassinée dans l’unité COVID de l’hôpital Beilinson », et appelle D.ieu à « venger son sang », une expression hébraïque généralement utilisée pour les victimes de meurtre.

Beilinson a déclaré que la femme, âgée de 70 ans, n’était pas vaccinée et était déjà très malade au moment de son admission à l’hôpital.

Après que les photos de la pierre tombale ont circulé dimanche, les hôpitaux ont publié sur les réseaux sociaux une photo représentant un infirmier s’occupant d’un patient dans un service de coronavirus, ainsi que le logo Beilinson et le slogan « Nous sommes tous Beilinson. »

Parmi les hôpitaux qui ont participé à l’initiative figurent l’hôpital Hadassah Ein Kerem de Jérusalem, l’hôpital Ichilov de Tel Aviv, l’hôpital Tel Hashomer, le campus médical Rambam de Haïfa, l’hôpital Soroka de Beer Sheva, l’hôpital Meir de Kfar Saba, le centre pédiatrique Schneider de Petah Tikva et l’hôpital Kaplan de Rehovot.

Dans une lettre ouverte adressée aux hôpitaux, Beilinson a répondu à l’afflux de soutien et a déclaré que la désinformation devait être combattue en même temps que le virus.

L’hôpital Ichilov de Tel Aviv affiche un message de soutien à Beilinson après que l’hôpital a été accusé de meurtre sur la pierre tombale par une victime non vaccinée du COVID (Crédit : Facebook).

« Vous nous avez beaucoup émus avec vos messages. Parallèlement à la lutte en cours contre le coronavirus, nous devons faire face à un autre front d’un discours extrême que nous ne connaissions pas auparavant », peut-on lire dans la déclaration.

« Grâce à votre soutien résolu, nous formerons un front solide en faveur d’un discours public qui respecte la pratique professionnelle et dévouée de la médecine en Israël », a déclaré l’hôpital.

L’hôpital de Petah Tivka a déposé une plainte auprès de la police au sujet de la pierre tombale.

Le ministre de la Santé, Nitzan Horowitz, a également condamné cette incitation.

« C’est horrible et une honte, et une terrible injustice envers le système de santé. J’apporte mon soutien à tous les hôpitaux. Les médecins ont empêché la mort de milliers de personnes à cause du coronavirus », a-t-il déclaré au radiodiffuseur public Kan.

« Malheureusement, il y a du harcèlement et il découle des fake news et de l’incitation. Mais nous nous battons contre cela », a déclaré Horowitz.

Horowitz a également condamné les médecins qui diffusent des informations erronées sur les vaccins.

« Il y a aussi des médecins qui diffusent des mensonges et nous traitons ces cas très sévèrement. Quand une personne exploite son statut de médecin et dit des choses qui n’ont aucun fondement, parfois en sachant qu’elles ne sont pas vraies, c’est très grave », a déclaré Horowitz.

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