Des radicaux ont saisi de l’ambulance le corps du bébé mort à Ashdod
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Des radicaux ont saisi de l’ambulance le corps du bébé mort à Ashdod

Le service d'urgence a affirmé qu'un de ses infirmiers avait été battu par la foule durant les funérailles du bébé noyé qui a fait l’objet d'une autopsie, malgré les protestations

Ce jeudi, durant l’enterrement du bébé de 1 mois qui s’est noyé dans le jacuzzi d’un hôtel, un groupe de participants radicaux ultra-orthodoxes ont saisi le corps de l’ambulance durant la cérémonie, criant que les médecins volontaires étaient des « sionistes ».

Selon un communiqué du service d’urgence du Zaka, qui transportait le corps, un de ses infirmiers a été battu par la foule. Les religieux auraient forcé la porte de l’ambulance, saisi le corps et l’ont placé dans une autre voiture, qui a ensuite amené le bébé au cimetière.

Les radicaux se sont opposés à la coopération entre le Zaka et les autorités israéliennes concernant l’autopsie du nourrisson, survenue après que les parents ont été soupçonnés d’avoir causé sa mort.

Le bébé s’est noyé alors que la famille, originaire de la ville de Beit Shemesh, près de Jérusalem, était en vacances dans un hôtel de la ville côtière d’Ashdod à l’occasion de la fête de Pessah.

Lors de ses funérailles à Jérusalem, le 5 avril 2018, un rabbin tient le corps du bébé d’un mois qui s’est noyé dans le jacuzzi d’un hôtel à Ashdod (capture d’écran / Ynet)

Les urgentistes ont affirmé qu’ils ont tenté de réanimer le bébé et l’ont emmené au centre médical d’Assuta. Le personnel médical n’est néanmoins pas parvenu à le sauver.

Les parents du bébé ont été arrêtés en tant que suspects et leur détention provisoire a été prolongée. La mère est soupçonnée d’avoir commis une faute criminelle, alors que le père serait soupçonné d’entrave à la justice.

Mercredi, la Haute Cour de Justice a autorisé l’autopsie sur le corps du bébé, rejetant la requête de la famille contre la procédure.

L’autopsie a été pratiquée en présence d’un médecin choisi par la famille à l’Institut médico-légal d’Abu Kabir, après que le tribunal a accepté la demande de la police pour un examen post-mortem.

En rendant leur décision, les juges ont déclaré que bien qu’ils respectaient les sensibilités religieuses de la famille, ils ont estimé qu’ils n’avaient d’autre choix que de faire abstraction de leur requête.

La tradition juive s’oppose généralement aux autopsies au motif que le corps est sacré et ne devrait pas être altéré après la mort.

D’autres détails de l’enquête font l’objet d’une ordonnance de non-divulgation du tribunal dans le but de protéger les parents du bébé ainsi que leur fils de sept ans.

Lundi soir, des juifs ultra-orthodoxes à Jérusalem et à Ashdod ont protesté contre l’enquête et l’éventuelle autopsie, bloquant temporairement la circulation et le système de tramway et se confrontant à la police. D’autres manifestations ont eu lieu à Jérusalem mardi et mercredi.

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