Des reliques d’un possible domaine royal découvertes à Jérusalem
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Des reliques d’un possible domaine royal découvertes à Jérusalem

Les autorités inaugurent un nouveau site "extraordinairement beau" à Ein Hanya, où les archéologues ont découvert une pléthore d'objets antiques

  • Une structure découverte sur le site d'Ein Hanya, près de Jérusalem, et révélée au public le mercredi 31 janvier 2018 (Crédit : Assaf Peretz / Israel Antiquities Authority)
    Une structure découverte sur le site d'Ein Hanya, près de Jérusalem, et révélée au public le mercredi 31 janvier 2018 (Crédit : Assaf Peretz / Israel Antiquities Authority)
  • Une structure découverte sur le site d'Ein Hanya, près de Jérusalem, et révélée au public le mercredi 31 janvier 2018 (Crédit : Assaf Peretz / Israel Antiquities Authority)
    Une structure découverte sur le site d'Ein Hanya, près de Jérusalem, et révélée au public le mercredi 31 janvier 2018 (Crédit : Assaf Peretz / Israel Antiquities Authority)
  • Des piscines datant de l'époque byzantine découvertes sur le site d'Ein Hanya, près de Jérusalem, et révélées au public le 31 janvier 2018 (Crédit : Assaf Peretz / Israel Antiquities Authority)
    Des piscines datant de l'époque byzantine découvertes sur le site d'Ein Hanya, près de Jérusalem, et révélées au public le 31 janvier 2018 (Crédit : Assaf Peretz / Israel Antiquities Authority)
  • Une piscine datant de l'époque byzantine découverte sur le site d'Ein Hanya, près de Jérusalem, et révélée au public le 31 janvier 2018 (Crédit : Assaf Peretz / Israel Antiquities Authority)
    Une piscine datant de l'époque byzantine découverte sur le site d'Ein Hanya, près de Jérusalem, et révélée au public le 31 janvier 2018 (Crédit : Assaf Peretz / Israel Antiquities Authority)

Les autorités israéliennes ont inauguré un parc naturel mercredi près de Jérusalem après cinq années de fouilles archéologiques à Ein Hanya, la deuxième plus grande source dans les collines de Judée et un site clé dans l’histoire du christianisme.

En même temps que l’annonce sur l’ouverture du parc, dont l’entrée sera gratuite, dans quelques mois, l’Autorité des Antiquités d’Israël (IAA) a également révélé quelques découvertes majeures révélées sur le site, notamment une colonne typique des structures royales de l’époque du Premier Temple et l’une des plus anciennes découvertes dans la région de Jérusalem.

Des fouilles et des travaux de conservation et de développement ont été menés entre 2012 et 2016 sur le site, qui fait partie du parc national de la vallée de Rephaïm et est situé au-delà de la Ligne verte, mais à l’intérieur des limites municipales de Jérusalem.

« Le résultat est un site extraordinairement beau incorporant l’archéologie, un paysage ancien et une expérience unique pour les visiteurs », a déclaré l’IAA dans un communiqué.

Les nouvelles découvertes ont été évoquées pour la première fois lors d’une cérémonie au cours de laquelle des responsables de haut rangs ont planté des arbres pour la fête juive de Tu Bishvat et révélé le nouveau parc naturel.

Zeev Elkin, le ministre de la Protection de l’environnement et des Affaires de Jérusalem faisait partie des participants. Etaient également présents, le maire de Jérusalem, Nir Barkat, et Sevan Gharibian, le grand sacristain du Patriarcat apostolique arménien de Jérusalem, propriétaire de cette zone.

La découverte la plus significative a été un grand système de bassins datant de l’époque byzantine trouvé sur le site.

Une piscine datant de l’époque byzantine découverte sur le site d’Ein Hanya, près de Jérusalem, et révélée au public le 31 janvier 2018 (Crédit : Assaf Peretz / Israel Antiquities Authority)

« Cette piscine a été construite au centre d’un complexe spacieux au pied d’une église qui se trouvait autrefois ici. Des colonnades couvertes de toiture ont été construites autour de la piscine donnant accès aux ailes résidentielles », a déclaré Irina Zilberbod, directrice des fouilles de l’AAI.

Elle a ajouté qu’il était « difficile de savoir à quoi servait la piscine — peut-être pour l’irrigation, le lavage, l’aménagement paysager ou peut-être pour les cérémonies de baptême. » Elle a aussi ajouté que l’eau de la piscine était drainée par un nymphée, un monument ressemblant à une fontaine et consacré aux nymphes, surtout aux nymphes des sources.

Les archéologues ont indiqué qu’une grande attention a été accordée à la restauration de la structure de la fontaine, qui a compris le nettoyage et le remplacement des pierres de sa façade à partir de photographies et de peintures historiques.

Le communiqué ajoute que beaucoup de découvertes ont été datées de l’époque du Premier Temple, il y a environ 2 400 à 2 800 ans.

Une pièce en argent, une drachme grecque du 4ème siècle avant notre ère, décrite comme l’une des plus anciennes jamais trouvées, trouvée lors de fouilles à Ein Hanya, près de Jérusalem, et révélée au public le 31 janvier 2018 (Crédit : Clara Amit / Israel Antiquities Authority)

La découverte principale de cette période était un fragment d’une colonne proto-ionique d’un chapiteau, un élément artistique typique des structures et des domaines des rois de la période du Premier Temple, a ajouté l’IAA, ajoutant que l’image d’un tel chapiteau apparaît sur la pièce de 5 shekels.

Des chapiteaux similaires ont été découverts dans la ville de David à Jérusalem et à Ramat Rahel, où l’un des palais des rois de Juda a été découvert, selon la déclaration, ainsi qu’en Samarie, Megiddo et Hazor, qui étaient des villes importantes dans l’ancien Royaume d’Israël.

Les archéologues ont estimé que le site d’Ein Hanya pourrait avoir été un domaine royal pendant la période du Premier Temple.

De la poterie utilisé par les habitants à l’époque byzantine trouvée lors des fouilles à Ein Hanya, près de Jérusalem, et révélée au public le 31 janvier 2018 (Crédit : Clara Amit / Israel Antiquities Authority)

« Après la destruction du Premier Temple, l’implantation a été renouvelée sur le site sous la forme d’une maison de succession qui était habitée par des Juifs », a déclaré l’IAA.

Il a ajouté qu’une autre découverte significative de cette période était une pièce d’argent rare, décrite comme l’une des plus anciennes découvertes jusqu’ici dans la région de Jérusalem. C’est une ancienne pièce, une drachme grecque qui « a été frappée à Ashdod par les souverains grecs entre 420 et 390 avant notre ère ».

De nombreuses pièces de monnaie, de poteries, de verre, de tuiles et de tessons multicolores, ou des morceaux de mosaïques, de la période byzantine ont été déterrés dans les fouilles, ce qui a amené les archéologues à affirmer que c’était au cours de cette période (entre le 4e et 6e siècles de notre ère) que le site a atteint son zénith.

« Nous pensons que certains des premiers commentateurs chrétiens ont identifié Ein Hanya comme le site où l’eunuque éthiopien a été baptisé, comme il est décrit dans le Livre des Actes des Apôtres, chapitre 8, versets 26 à 40 », a déclaré l’archéologue du district de Jérusalem de l’IAA, Dr Yuval Baruch.

« Le baptême de l’eunuque par saint Philippe a été l’un des événements clés de la propagation du christianisme », a-t-il expliqué.

« Par conséquent, l’identification de l’endroit où cela s’est produit a occupé les chercheurs pendant de nombreuses générations et est devenu un motif commun dans l’art chrétien. Il n’est pas étonnant qu’une partie du site soit toujours la propriété de chrétiens et soit l’objet de cérémonies religieuses, à la fois pour l’Église arménienne et pour l’Église éthiopienne. »

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