Des travailleurs sociaux en grève protestent devant le ministère des Finances
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Des travailleurs sociaux en grève protestent devant le ministère des Finances

Les travailleurs sociaux se plaignent depuis longtemps de ce qu'ils décrivent comme une charge de travail déraisonnable, avec des salaires bas et le danger constant de violence

Des travailleurs sociaux israéliens protestent contre leurs conditions de travail devant la Knesset, le 25 juin 2020. (Yonatan Sindel/Flash90)
Des travailleurs sociaux israéliens protestent contre leurs conditions de travail devant la Knesset, le 25 juin 2020. (Yonatan Sindel/Flash90)

Des centaines de travailleurs sociaux se sont rassemblés lundi devant le ministère des Finances pour protester contre leurs conditions de travail.

Pendant la grève illimitée, aucune ordonnance de protection n’a été émise pour les enfants et les jeunes en danger, aucune réunion de commission d’avortement n’a eu lieu, aucun interlocuteur n’était disponible pour répondre aux demandes des personnes âgées, aucune intervention n’a été menée pour lutter contre la violence domestique, aucun mineur n’a été placé dans une maison de soins et aucune évaluation des condamnés ou des personnes en état d’arrestation n’a été effectuée.

L’Union israélienne des travailleurs sociaux a lancé une grève générale lundi dernier après que des négociations répétées avec le gouvernement se sont soldées par l’échec d’un changement de leurs conditions de travail.

La présidente du syndicat, Inbal Hermoni, avait déclaré il y a deux semaines que lors d’une réunion entre les deux parties, les fonctionnaires avaient refusé d’examiner les diverses propositions faites par l’Union des travailleurs sociaux et qu’ils n’avaient fait aucune suggestion de leur côté.

Capture d’écran d’une vidéo d’Inbal Hermoni, présidente de l’Union israélienne des travailleurs sociaux. (YouTube)

« Nous sommes attaqués avec violence et cruauté », a déclaré Mme Hermoni la semaine dernière sur le site Walla News, en déplorant les « salaires honteux » et la « charge de travail déraisonnable » de ses collègues.

« Le système tout entier a été négligé, réduit à néant et abandonné », a-t-elle poursuivi, ajoutant que « les fonctionnaires des finances veulent détruire les services sociaux et les fermer » et qu’il n’y avait « pas d’autre choix » que de faire grève.

Ynet a rapporté que l’année dernière, le syndicat a constaté que 83 % des travailleurs sociaux avaient été victimes de violence au travail. Trente pour cent ont subi des violences physiques et 30 % ont subi des menaces à leur vie ou à celle de leurs enfants.

Hermoni affirme qu’il y a 1 000 postes à pourvoir pour les travailleurs sociaux mais que personne ne voulait de ces emplois à cause de « la charge de travail, de la violence et des bas salaires ».

Le ministre du Travail et des Affaires sociales, Itzik Shmuli (travailliste), a qualifié la semaine dernière les protestations des travailleurs sociaux d’“indéniablement justifiées”, selon Walla.

Stuart Winer a contribué à cet article.

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