Deux personnes tuées près de Tel Sheva dans un crime mafieux présumé
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Deux personnes tuées près de Tel Sheva dans un crime mafieux présumé

Des résidents locaux ont affronté la police sur les lieux de la fusillade devant la ville bédouine, sur fond d'accusation d'inaction de la police pour endiguer la violence

La scène d'un double-meurtre présumé devant la ville bédouine de Tel Sheva, le 4 novembre 2019. (Crédit : Magen David Adom)
La scène d'un double-meurtre présumé devant la ville bédouine de Tel Sheva, le 4 novembre 2019. (Crédit : Magen David Adom)

Deux hommes âgés d’une vingtaine d’années ont été tués par balle lundi soir dans leur voiture près de l’entrée de la ville bédouine de Tel Sheva, près de Beer Sheva, a fait savoir la police.

Les médias israéliens ont indiqué que la police traitait cet incident comme un crime mafieux, après un conflit entre deux gangs. Les médias ont indiqué que les deux victimes, âgées de 25 ans approximativement, étaient membres de la communauté bédouine.

Les secouristes de Magen David Adom ont prononcé leur décès sur les lieux du crime.

La police a ouvert une enquête et des agents sont à la recherche des suspects.

Après la fusillade, des centaines de résidents ont afflué vers la scène de crime et ont affronté la police.

Si les victimes s’avèrent effectivement bédouines, cela porterait à 82 le nombre de victimes de meurtre dans la communauté arabe israélienne cette année.

Les dirigeants de la communauté arabe, qui en sont à leur troisième jour de grève de la faim, et qui ont installé une tente devant le bureau du Premier ministre à Jérusalem, protestent contre la mauvaise gestion de la vague de violence criminelle qui sévit dans la communauté.

La Commission supérieure pour le suivi des citoyens arabes d’Israël, a annoncé ces mesures dimanche, après le meurtre de deux membres de la communauté vendredi.

Des membres de la Commission supérieure pour le suivi de la communauté arabe en Israël devant le bureau du Premier ministre, le 3 novembre 2019. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Ahmed Dabbah, chef du conseil local de Deir al-Asad et ancien député a déclaré : « cela fait des années que je tire le signal d’alarme au sujet des armes illégales. Maintenant Juifs et Arabes doivent s’associer dans la lutte contre la criminalité. Je veux le calme dans la communauté. »

Ces dernières semaines, des dizaines de milliers de personnes ont participé à des manifestations dans des villes arabes pour demander une présence policière plus importante afin de ramener le calme dans les rues. Les manifestants ont lancé une grève générale dans la communauté.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a annoncé mardi dernier la formation d’une commission de lutte contre la violence au sein de la communauté arabe.

Manifestation des Arabes israéliens contre la criminalité dans leurs villes, à Majd al-Krum, dans le nord d’Israël, le 3 octobre 2019. (Crédit : Ahmad GHARABLI / AFP)

Cette commission sera chargée de formuler un programme national d’éradication de la violence et du crime dans la société arabe d’ici 90 jours.

Les responsables politiques arabes affirment que la police israélienne ignore très largement la violence dans leurs communautés, qu’il s’agisse de vendettas familiales, de guerres de gangs, de violences domestiques ou de crimes d’honneur.

La police a catégoriquement rejeté ces accusations d’indifférence. Elle affirme faire tout ce qui est en son pouvoir pour endiguer la violence. Elle considère que les responsables locaux doivent mieux coopérer avec elle et empêcher la violence.

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