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Divorce houleux et batailles religieuses dans la saison 2 de « My Unorthodox Life »

Julia Haart dit qu'elle a refusé d'éteindre les caméras même à son "point le plus bas" ; après la saison 1, sa sœur a rompu les liens sous la pression de la communauté

  • Julia Haart dans un épisode de la deuxième saison de 'My Unorthodox Life' sur Netflix. (Crédit : Netflix)
    Julia Haart dans un épisode de la deuxième saison de 'My Unorthodox Life' sur Netflix. (Crédit : Netflix)
  • Julia Haart et ses filles Batsheva et Miriam dans dans un épisode de la deuxième saison de 'My Unorthodox Life' sur Netflix. (Crédit : Netflix)
    Julia Haart et ses filles Batsheva et Miriam dans dans un épisode de la deuxième saison de 'My Unorthodox Life' sur Netflix. (Crédit : Netflix)
  • Julia Haart dans un épisode de la deuxième saison de 'My Unorthodox Life' sur Netflix. (Crédit : Netflix)
    Julia Haart dans un épisode de la deuxième saison de 'My Unorthodox Life' sur Netflix. (Crédit : Netflix)
  • Julia Haart, avec ses enfants Shlomo et Aaron Hendler, dans la saisons 2 de My Unorthodox Life, sur Netflix. (Crédit : Netflix)
    Julia Haart, avec ses enfants Shlomo et Aaron Hendler, dans la saisons 2 de My Unorthodox Life, sur Netflix. (Crédit : Netflix)
  • Julia Haart avec ses enfants Batsheva, Miriam et Shlomo à Atlanta en 2002. (Crédit : Elite World Group)
    Julia Haart avec ses enfants Batsheva, Miriam et Shlomo à Atlanta en 2002. (Crédit : Elite World Group)

Attachez vos ceintures : la deuxième saison de la série de télé-réalité Netflix « My Unorthodox Life » est chaotique.

Depuis la première diffusion de la série sur la plateforme de streaming en 2021, beaucoup de choses ont changé chez les Haart. À la fin de la première saison, la matriarche de la famille, Julia Haart, était heureuse en ménage avec son second mari, Silvio Scaglia, et était PDG et copropriétaire avec Scaglia de Elite World Group – du moins le pensait-elle. Sa fille aînée, Batsheva, fêtait ses neuf ans de mariage avec son mari, Ben.

Nous voici en février 2022, juste au moment où le tournage de la deuxième saison commence. Haart est licenciée sans préavis dans le cadre d’une procédure de divorce compliquée – et toujours en cours – avec Scaglia et est informée qu’elle ne contrôle pas la moitié de la société, tandis que Batsheva et Ben décident de prendre des chemins différents après avoir réalisé que leurs approches de la religion ne concordaient plus.

Bien qu’elle ait eu le sentiment d’avoir atteint son « point le plus bas » et d’être « vilipendée dans la presse », Haart a déclaré qu’elle avait choisi de ne pas éteindre les caméras et d’annuler la saison, disponible sur Netflix.

Haart a confié au Times of Israel, lors d’une récente interview téléphonique depuis New York, lorsqu’elle a appris la nouvelle de son licenciement, vouloir « me cacher et disparaître et tomber parterre et juste ne pas exister – cette douleur est juste trop grande ».

« Et puis je me suis dit : ‘Julia Haart, tu te lèves, parce que si tu t’effondres, si tu es détruite, il gagne' », s’est-elle souvenue. Haart a déclaré qu’elle voulait s’assurer que son histoire soit connue pour inspirer toute personne se trouvant dans des circonstances similaires. « C’est pourquoi je n’ai pas arrêté de filmer. Parce que je suis la preuve qu’une histoire peut changer votre vie. »

Pour ceux qui n’ont pas vu la première saison ni suivi la couverture médiatique ininterrompue de la désormais célèbre famille par les tabloïds, « My Unorthodox Life » est centrée sur Julia Haart, aujourd’hui âgée de 50 ans, qui a mené un style de vie juif orthodoxe à Monsey, dans l’État de New York, jusqu’à ce qu’elle se sépare de son mari, de sa pratique religieuse et de sa communauté il y a dix ans.

La série montre comment Haart, accompagnée de ses quatre enfants – Batsheva, Shlomo, Miriam et Aron -, a réussi à se réinventer en tant que professionnelle de la mode, à épouser l’entrepreneur milliardaire Scaglia et à transformer progressivement sa famille.

La nouvelle saison de cette émission très attendue s’ouvre sur la séparation à l’amiable de Haart et Scaglia, avec un sentiment d’appréhension pour tous ceux qui ont vu les nombreux titres des tabloïds sur le divorce qui est tout sauf à l’amiable. Et dès le premier épisode, les choses prennent une tournure différente lorsque Scaglia limoge Haart de la société et que les lignes de bataille sont tracées.

La deuxième saison ressemble souvent à une exposition soigneusement organisée pour défendre Haart – à la fois dans la salle d’audience et dans le tribunal de l’opinion publique – dans ses multiples batailles juridiques en cours contre Scaglia. Bien que le point de vue de Scaglia soit essentiellement absent de la série, Netflix prend soin de noter certains développements et avis de non-responsabilité, y compris un jugement du tribunal du Delaware en août qui a conclu que Julia ne possédait que 49,9995957 % des actions de la société, bien que Scaglia l’ait trompée en lui faisant croire qu’elle en était propriétaire à part égale.

Miriam et Shlomo réconfortent leur mère, Julia Haart dans un épisode de la deuxième saison de My Unorthodox Life, sur Netflix. (Crédit : Netflix)

Au cours des six mois qui se sont écoulés depuis la fin du tournage de la saison 2, peu de choses ont été résolues dans la bataille du divorce et la lutte pour le contrôle d’Elite World Group (EWG).

« Pour l’instant, j’ai fait appel dans le Delaware, j’ai intenté un procès en diffamation et un procès pour fraude contre lui », a déclaré Haart. « Je suis très confiante quant à mon procès pour fraude. Mais en attendant, puisque nous nous battons pour le contrôle d’EWG et que je n’y ai pas accès, j’ai réalisé que je ne voulais pas rester sans rien faire. »

Haart a déclaré qu’en attendant, elle est dans la phase de recherche et développement d’une initiative présentée dans l’émission, appelée « Haart Sphere », ainsi que l’organisation d’événements visant à faire le lien entre des investisseurs en capital-risque et des startups dirigées par des femmes, et le lancement d’une ligne de vêtements gainants déjà très appréciée.

Revivre le traumatisme

La première saison de la série a été accueillie avec hostilité par une grande partie de la communauté juive orthodoxe, qui n’a pas apprécié et rejeté la façon dont Haart décrivait son mode de vie contraignant, tandis que certains ont mis en doute la véracité de ses affirmations concernant son expérience et son niveau d’observance passé.

« C’était extrêmement difficile après la sortie de la première saison, parce que c’était comme revivre le traumatisme une fois de plus », a déclaré Haart. « S’entendre dire que ce qui vous est arrivé ne vous est pas arrivé est très douloureux. »

Julia Haart avec ses enfants Batsheva, Miriam et Shlomo à Atlanta en 2002. (Crédit : Elite World Group)

Haart a affirmé que « la plupart des attaques venaient de personnes qui n’ont jamais vraiment vu la série en entier. Parce que s’ils l’avaient regardé en entier, ils auraient vu que je montre beaucoup de choses sur ce qui est beau dans le judaïsme ».

Elle a noté qu’elle a également reçu un « élan de soutien » de la part de certains éléments de la communauté juive, y compris un soutien inattendu de la part de certains juifs hassidiques qu’elle a rencontrés.

Dans la deuxième saison, Haart a révélé que sa sœur, Chana – la seule de ses sept frères et sœurs qui avait gardé le contact avec elle après son départ de la communauté, et qui est même apparue dans la première saison de l’émission – a également décidé de couper complètement les ponts.

« Elle m’a dit que l’école l’avait appelée et menacée de renvoyer ses enfants de l’école si elle ne rompait pas le contact avec moi », a déclaré Haart au Times of Israel. « Elle m’a dit que ses amis dans sa communauté ont cessé de lui parler. Elle ne voulait pas être une paria. »

D’un autre côté, elle semble être en bons termes avec son ex-mari, Yosef Hendler, et sa nouvelle femme, Aliza Schulhof, qui ont accepté de participer à nouveau à l’émission malgré les critiques potentielles.

« Ils comprennent ce que j’essaie de faire… ils veulent montrer que l’on peut être religieux tout en faisant partie du monde extérieur », a déclaré Haart. « Ce n’est pas du tout incompatible. »

Et si Haart parle toujours de sa sortie de son premier mariage comme d’une « évasion » et se lamente d’avoir été « contrôlée » par un homme, elle ne nourrit aucune rancune envers Hendler.

« Ce n’est pas sa faute – il était autant une victime que moi », a déclaré Haart. « Nous avons été contraints à certains rôles par les lois qui existent dans ce monde… J’étais censée lui être soumise. Il était censé s’assurer que j’étais entièrement couverte. »

Julia Haart et ses filles Batsheva et Miriam dans dans un épisode de la deuxième saison de ‘My Unorthodox Life’ sur Netflix. (Crédit : Netflix)

Des agounot à l’écran

Ceux qui critiquent la manière dont Haart dépeint le judaïsme orthodoxe trouveront probablement aussi à redire sur certains éléments de la saison 2, notamment une scène où elle rencontre des activistes juifs orthodoxes travaillant sur la question des « agounot », des femmes enchaînées, dont les maris refusent de leur accorder le divorce.

« Dans mon monde, il y a une situation très traumatisante appelée ‘agouna' », explique Haart dans l’émission. Une femme dont le mari refuse de divorcer est « littéralement laissée seule pour le reste de sa vie à moins qu’il ne lui donne un guet [acte de divorce religieux], et elle ne peut pas se remarier, et elle n’a personne, et elle est de seconde classe ».

Bien que le sujet soit délicat, les porte-parole les plus virulents de cette problématique sont issus de la communauté. En utilisant la série pour mettre en lumière le problème – et en simplifiant à l’extrême certaines de ses complexités – comme un autre exemple de « lois juives archaïques », Haart risque de froisser certaines personnes.

Contrairement à la séparation désordonnée de Julia et Scaglia, Batsheva et son ex-mari, Ben Weinstein, semblent avoir pris la décision de se séparer à l’amiable. Dans l’émission, Batsheva explique que le couple s’est marié alors qu’ils étaient tous deux jeunes et religieux, mais que leurs points de vue sur l’observance se sont éloignés.

« Nous nous sommes mariés à 19 ans, nous sommes tous les deux passés d’ultra-religieux à modern-orthodox, puis à 28 ans, nous voulions tous les deux des avenirs différents – sa vision était d’avoir une famille modern-orthodox et de respecter pleinement le Shabbat et de manger pleinement casher – et ce n’est tout simplement pas ce que je veux », a-t-elle déclaré.

« Et j’ai réalisé que pendant un petit moment, je faisais tout par respect pour lui. Je ne suis plus vraiment religieuse, je ne veux pas fonder une famille de cette façon… Pourquoi devrais-je lui demander de changer ce qu’il veut, alors que je ne voudrais pas qu’il me demande de changer non plus. »

Si Batsheva et Shlomo semblent s’être éloignés de certains aspects de la pratique religieuse à laquelle ils semblaient encore attachés dans la première saison, le plus jeune membre de la famille, Aron, semble prendre la direction opposée.

Julia Haart, avec ses enfants Shlomo et Aaron Hendler, dans la saisons 2 de My Unorthodox Life, sur Netflix. (Crédit : Netflix)

À la fin de la première saison, Aron, dont les parents partagent la garde, semblait se plaire dans son nouveau lycée modern-orthodox du New Jersey. Mais aujourd’hui, il s’oriente vers un style de vie plus pratiquant et souhaite intégrer une yeshiva à plein temps qui se concentre principalement sur les études juives et ne propose qu’une instruction des matières du tronc commun minimale.

Comme on pouvait s’y attendre, Haart s’oppose catégoriquement à un tel changement.

« Je veux qu’il reçoive une instruction digne du 21e siècle, et il ne pourra pas aller à la yeshiva, c’est un fait », a-t-elle déclaré. Haart a fait remarquer que l’année prochaine, lorsqu’Aron aura 17 ans, elle ne s’opposera plus à son choix. « Je veux juste qu’il ait les outils nécessaires. C’est tout. Je ne veux pas le forcer. Je ne veux pas changer sa trajectoire de vie. Je veux qu’il ait les outils. »

Dans certaines des scènes les plus poignantes de l’émission, Aron soutient avec passion que sa pratique du judaïsme est ce qui lui apporte de la joie dans la vie, et que son objectif est de devenir un rebbe, un professeur d’études juives, une voie qui ne nécessite aucune éducation profane.

Haart a déclaré qu’elle soutiendrait Aron, quel que soit son choix, et qu’elle souhaitait simplement qu’il dispose d’un éventail d’options.

« S’il n’a pas de diplôme universitaire, s’il n’a pas de formation, il lui sera très difficile d’avoir d’autres emplois que celui de rebbe », a-t-elle déclaré. « C’est ce que j’essaie d’éviter. Je veux qu’il ait des options. Rien de plus que cela. »

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