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En guise d’avertissement à Israël, l’Iran tire 16 missiles balistiques

"Ces actions constituent une menace pour la sécurité régionale et internationale et nous appelons l'Iran à cesser immédiatement ses activités", a déclaré Londres

Le chef d'état-major des forces armées iraniennes, le général Mohammad Hossein Bagheri, prononce un discours lors d'un défilé militaire marquant le 36e anniversaire de l'invasion de l'Iran par l'Irak en 1980, devant le sanctuaire du défunt fondateur de la révolution, l'ayatollah Khomeini, juste à l'extérieur de Téhéran, en Iran, le 21 septembre 2016. (Crédit : AP Photo/Ebrahim Noroozi)
Le chef d'état-major des forces armées iraniennes, le général Mohammad Hossein Bagheri, prononce un discours lors d'un défilé militaire marquant le 36e anniversaire de l'invasion de l'Iran par l'Irak en 1980, devant le sanctuaire du défunt fondateur de la révolution, l'ayatollah Khomeini, juste à l'extérieur de Téhéran, en Iran, le 21 septembre 2016. (Crédit : AP Photo/Ebrahim Noroozi)

L’Iran a tiré plusieurs missiles balistiques vendredi, à l’issue de cinq jours d’exercices militaires qui, selon des généraux, constituaient un avertissement à Israël.

« Ces exercices ont été conçus pour répondre aux menaces proférées ces derniers jours par le régime sioniste », a affirmé à la télévision d’Etat le général Mohammad Bagheri, chef d’état major des forces armées, en référence à Israël.

« Seize missiles ont visé et anéanti la cible choisie. Lors de cet exercice, une partie des centaines de missiles iraniens capables de détruire un pays qui oserait attaquer l’Iran a été déployée », a-t-il ajouté.

Pour sa part, le général Hossein Salami, chef des Gardiens de la révolution, l’armée idéologique de la République islamique d’Iran, « l’exercice militaire intitulé +Grand Prophète+ est un avertissement sérieux aux responsables du régime sioniste. S’ils font la moindre erreur, nous leur couperons la main », a-t-il dit.

Le chef du Corps des gardiens de la révolution iranien, Hossein Salami, après un discours anti-Israël et anti-Occident à Téhéran, le 19 mai 2021 (Photo de / AFP)

La Grande-Bretagne a condamné l’utilisation par l’Iran de missiles balistiques.

« C’est une violation flagrante de la résolution 2231 du Conseil de sécurité de l’ONU, qui exige que l’Iran n’entreprenne aucune activité liée aux missiles balistiques qui peuvent être capables de transporter des armes nucléaires, y compris les lancements utilisant la technologie des missiles balistiques », a déclaré un porte-parole du Foreign Office.

« Ces actions constituent une menace pour la sécurité régionale et internationale et nous appelons l’Iran à cesser immédiatement ses activités », a-t-il ajouté.

Durant ces exercices militaires, « nous avons utilisé des armes et des munitions entièrement iraniennes », avait affirmé mardi le commandant de la la marine, l’amiral Alireza Tangsiri à Sepah News, le site officiel des Gardiens de la Révolution.

Des vedettes du corps de Gardiens de la Révolution naviguent à proximité d’un navire militaire américain dans le Golfe Persique à proximité du Koweït, le 15 août 2020. (Marine américaine via AP)

Selon Sepah News, des missiles sol-sol ont été tirés et les systèmes de défense anti-aérienne ont été actionnés à partir de navires ou depuis la côte, sur la rive du Golfe.

« Nous avons effectué des exercices visant à détruire l’ennemi avant qu’il ne s’approche des îles » d’Ormuz, a précisé l’amiral, en référence aux îles stratégiques d’Abu Moussa, de la Grande et de la Petite Tomb, revendiquées par les Émirats arabes unis.

Des exercices de « guerre biologique » ont également fait partie du programme intitulé Payambar-e-Azadm (Grand Prophète).

En outre, des bateaux de technologie iranienne, dont la vitesse peut atteindre 75 à 95 noeuds et pouvant lancer des missiles de grande précision ont également été utilisés lors de ces exercices qui ont eu lieu dans les provinces de Bouchehr, Hormozgan et Khouzistan.

Une vidéo diffusée par la télévision d’État de la République islamique d’Iran, IRIB, montre diverses centrifugeuses, le dimanche 11 avril 2021, à l’installation d’enrichissement d’uranium de Natanz en Iran. (IRIB via AP, File)

Lundi à l’aube, « un exercice a eu lieu au-dessus de la centrale nucléaire de Bouchehr », avait indiqué à l’agence Fars, Mohammad-Taghi Irani, vice-gouverneur de Bouchehr, pour les affaires politiques et de sécurité.

Le 4 décembre, un test de la défense aérienne iranienne avait eu lieu dans la région de Natanz, dans le centre de l’Iran, provoquant une explosion qui a été entendue à une vingtaine de kilomètres du complexe nucléaire Chahid Ahmadi-Rochan.

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