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Enquête sur le policier qui a lancé une grenade incapacitante sur les manifestants

Le ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, a affirmé que l'officier avait agi proportionnellement à la menace des "émeutes anarchistes"

La police utilisant des grenades incapacitantes lors d'une manifestation contre le projet très controversé de réforme du système judiciaire du gouvernement, à Tel Aviv, le 1er mars 2023. (Crédit : Jack Guez/AFP)
La police utilisant des grenades incapacitantes lors d'une manifestation contre le projet très controversé de réforme du système judiciaire du gouvernement, à Tel Aviv, le 1er mars 2023. (Crédit : Jack Guez/AFP)

Le Département des enquêtes internes de la police du ministère de la Justice a ouvert jeudi une enquête sur la conduite d’un policier qui a lancé une grenade incapacitante sur une foule de manifestants anti-gouvernement mercredi.

Une plainte a été déposée contre l’officier après qu’une vidéo l’a montré en train de lancer une grenade au centre d’une foule de manifestants, malgré le règlement qui l’interdit.

La police chargée de sécuriser les grands rassemblements à travers Israël s’est heurtée aux manifestants mercredi, utilisant des grenades incapacitantes, des canons à eau et des officiers de la garde montée pour disperser les manifestants qui bloquaient les routes de Tel Aviv, alors que des milliers de personnes dans tout le pays exprimaient leur opposition face aux projets du gouvernement de remanier radicalement le système judiciaire.

Les affrontements, qui ont entraîné l’hospitalisation de plusieurs personnes, ont marqué un revirement agressif pour une force de police qui, jusqu’à présent, a surtout essayé de maintenir des liens pacifiques avec les manifestants anti-gouvernement qui organisent des marches hebdomadaires à Tel Aviv et dans le reste du pays.

« Je soutiens pleinement l’officier qui a dispersé des émeutiers anarchistes avec une grenade incapacitante », s’est empressé de répondre le ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, suite au dépôt de plainte.

Ben Gvir, considéré comme l’un des membres du cabinet du Premier ministre Benjamin Netanyahu les plus extrémistes, avait publiquement fait pression pour que la police ait la main plus lourde sur les rassemblements anti-gouvernement et soit plus souple avec les manifestants ultra-orthodoxes, entre autres.

Avant les manifestations, le chef de l’opposition, Yaïr Lapid, avait appelé les forces de l’ordre à permettre aux manifestants de se rassembler pacifiquement, recommandant vivement au chef de la police « d’ignorer les initiatives politiques dangereuses et irresponsables de Ben Gvir qui veut encore davantage enflammer la situation ».

Netanyahu avait déjà émis, dans la journée, un communiqué condamnant « l’anarchie » des manifestants et soutenant l’appel de Ben Gvir à la tolérance zéro contre les protestataires qui bloquaient les routes.

« Nous n’accepterons pas la violence contre les policiers, le blocage des routes et les violations flagrantes des lois », avait déclaré Netanyahu dans un communiqué. « Le droit de manifester n’équivaut pas au droit à l’anarchie. »

Netanyahu avait affirmé qu’il accordait pleinement « son soutien au ministre de la Sécurité nationale, Ben Gvir, ainsi qu’au chef de la police et aux policiers, qui travaillent contre ceux qui violent la loi et perturbent la vie des citoyens israéliens ».

Des secouristes soignant un homme blessé après le déploiement d’officiers de la garde montée et l’utilisation de grenades assourdissantes pour disperser des manifestants qui bloquaient une route principale pour protester contre le projet du gouvernement de remanier radicalement le système judiciaire, à Tel Aviv, en Israël, le 1er mars 2023. (Crédit : Oded Balilty/AP)

Un porte-parole de la police a déclaré à Haaretz que la décision de recourir à la force était une réponse à la violence des manifestants.

Ben Gvir a affirmé que l’officier, « contrairement au personnel du Département des enquêtes internes de la police assis dans leurs salles climatisées, doit faire face aux anarchistes ».

Il a également suggéré que le Département des enquêtes internes de la police pourrait agir « pour des raisons politiques », bien qu’il n’ai donné aucune raison à cette affirmation.

Ces événements ont eu lieu alors que la commission de la Constitution, du Droit et de la Justice à la Knesset avait approuvé un projet de loi soutenu par le gouvernement qui limiterait de manière stricte la capacité de la Haute-cour à rejeter des législations.

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