Erdan prévoit la création d’une base de données des activistes du BDS
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Erdan prévoit la création d’une base de données des activistes du BDS

Le ministère de la Justice s'oppose à cette affaire, indiquant que le ministère de la Sécurité intérieure n'est pas habilité à suivre l'activisme politique des citoyens

Un graffiti pro-BDS sur un barrage routier dans la ville de Hébron, en Cisjordanie, où l'on peut lire « Boycott Israël ». (Crédit : Hazem Bader/AFP)
Un graffiti pro-BDS sur un barrage routier dans la ville de Hébron, en Cisjordanie, où l'on peut lire « Boycott Israël ». (Crédit : Hazem Bader/AFP)

Gilad Erdan, ministre de la Sécurité intérieure et des Affaires stratégiques, prônerait la création d’une base de données, qui recenserait les citoyens israéliens qui soutiennent ou promeuvent le mouvement Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS).

Erdan, qui est également ministre de la diplomatie publique est officiellement responsable de la lutte contre le boycott. Selon le quotidien Haaretz, il tente de faire progresser ce projet depuis plusieurs mois.

Le quotidien indiquait que la base de données pourrait contenir un panel d’Israéliens qui critiquent les implantations en Cisjordanie. Mais, sur Twitter, Erdan a démenti cet article : « Il ne s’agit que des activistes du boycott qui travaillent avec le mouvement BDS et dont les activités doivent être suivies pour en perturber les attaques ».

Erdan a déjà chargé des membres du ministère de rassembler des informations sur les activistes du BDS à l’étranger. Cette initiative permettra à la liste existante d’activistes israéliens de s’allonger. Sur Twitter, il a indiqué que la base de données ne reprendra que des informations disponibles pour le grand public, comme des articles de journaux ou des publications sur les réseaux sociaux.

Les membres du ministère ont rencontré plusieurs agences gouvernementales ces derniers mois, au sujet de ce projet, et ont rencontré une résistance de la part du ministère de la Justice.

Selon l’article, le procureur général Avichai Mandelblit a déclaré à Erdan que son ministère n’avait pas l’autorité légale pour rassembler le type d’informations sur des Israéliens qu’une telle base de données nécessiterait. Selon un avis juridique rédigé par Avi Licht, adjoint de Mandelblit, seul le Shin Bet aurait ce pouvoir.

Au début du mois, la Knesset a adopté une loi qui interdit aux étrangers partisans d’un boycott anti-Israël d’entrer dans le pays.

Cette loi, proposé par les élus de la droite et du centre, permet au gouvernement d’empêcher des ressortissants étrangers qui ont publiquement appelé à un boycott de l’État juif, ou qui travaillent pour une organisation qui défend de telles mesures, d’entrer en Israël.

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