Erdogan : la décision américaine, une « bombe au Proche-Orient »
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Erdogan : la décision américaine, une « bombe au Proche-Orient »

Le président turc a vivement critiqué l'Etat hébreu depuis l'annonce de Trump ; Il a plusieurs fois qualifié l'état juif de "terroriste" et de pays "tueur d'enfants"

Le président turc Recep Tayyip Erdogan en avril 2015 (Crédit :  AFP PHOTO / DANIEL MIHAILESCU)
Le président turc Recep Tayyip Erdogan en avril 2015 (Crédit : AFP PHOTO / DANIEL MIHAILESCU)

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a accusé vendredi les Etats-Unis d’avoir « jeté une bombe du Proche-Orient » en déclarant Jérusalem comme capitale d’Israël, une mesure qui a suscité des réactions de colère dans la région.

« La décision prise par l’Amérique concernant Jérusalem est une nouvelle bombe jetée au Proche-Orient », a déclaré M. Erdogan lors de la cérémonie d’inauguration de la première ligne de métro automatique à Istanbul.

Le chef de l’Etat turc est l’un des plus véhéments critiques de la décision annoncée le 6 décembre par le président américain Donald Trump de reconnaître la Ville sainte comme la capitale d’Israël.

Lors d’un sommet mercredi à Istanbul, les 57 membres de l’Organisation de la coopération islamique (OCI) ont appelé la communauté internationale à reconnaître Jérusalem-Est comme capitale de l' »Etat palestinien ».

« Les musulmans ne peuvent pas accepter (…) qu’on s’efforce de faire de Jérusalem la capitale d’un Etat terroriste », a déclaré M. Erdogan, dans une allusion explicite à Israël.

La Turquie et Israël ont normalisé leurs relations l’année dernière, après la crise diplomatique déclenchée par un raid israélien contre un navire d’une ONG turque se dirigeant vers la bande de Gaza en 2010. Les deux pays ont intensifié leur coopération, notamment dans le domaine de l’énergie.

Mais depuis l’annonce américaine, le président turc a vivement critiqué l’Etat hébreu, qu’il a plusieurs fois qualifié de « terroriste » et de pays « tueur d’enfants ».

Dans une précédente allocution vendredi, le président turc avait indiqué que son pays allait demander aux Nations unies d’annuler la décision américaine.

« Nous allons d’abord saisir le Conseil de sécurité. S’il y a un veto (des Etats-Unis, qui sont membres de ce conseil), nous oeuvrerons au sein de l’Assemblée générale de l’ONU pour faire annuler cette décision injuste et illégale », a dit M. Erdogan.

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