Erekat accuse Israël de bafouer la loi, après une annonce sur les implantations
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Erekat accuse Israël de bafouer la loi, après une annonce sur les implantations

Le négociateur palestinien affirme que ce projet doit pouvoir convaincre la cour pénale internationale de la nécessité d'ouvrir une enquête sur les actions d'Israël

Le négociateur palestinien Saeb Erekat prend la parole lors de la conférence de Haaretz et du New Israel Fund à New York, le 13 décembre 2015 (Crédit : Amir Levy / Flash90)
Le négociateur palestinien Saeb Erekat prend la parole lors de la conférence de Haaretz et du New Israel Fund à New York, le 13 décembre 2015 (Crédit : Amir Levy / Flash90)

Le haut-responsable de l’Autorité palestinienne Saeb Erekat a critiqué jeudi Israël pour avoir annoncé de nouvelles implantations en Cisjordanie, disant que cela montrait que l’Etat juif se sentait au-dessus des lois et il a réclamé le lancement par la cour pénale internationale (CPI) d’une enquête sur les actions d’Israël.

L’approbation de 2 500 habitations juives en Cisjordanie a transmis le message qu’Israël « se sent au-dessus des lois, au-dessus du Conseil de sécurité, au-dessus de la cour pénale internationale, au-dessus du Conseil des droits de l’homme », a dit Erekat.

Le ministre de la Défense Avigdor Liberman a annoncé jeudi dans la matinée que l’organisme gouvernemental responsable de l’approbation des constructions d’implantation donnerait le feu vert à 3 900 unités de logements en Cisjordanie, la semaine prochaine.

Il a déclaré que le sous-comité de planification de l’administration civile, placé sous la juridiction de son bureau, accorderait une approbation de construction finale pour 2 500 maisons tandis que 1 400 habitations supplémentaires dans 30 implantations avanceraient à travers des stades de planification variés.

Prenant la parole dans un clip vidéo sur Twitter, Erekat a déclaré que « c’est une violation flagrante qui permettra de faire ouvrir les yeux au conseil judiciaire de la CPI sur le fait qu’une enquête judiciaire officielle doit être immédiatement ouverte ».

« Cela ne peut pas continuer. Israël ne peut pas continuer comme d’habitude en jouissant de cette impunité et cette immunité que ce pays pense avoir ».

Jeudi, le ministre des Affaires étrangères de l’Autorité palestinienne Riyad al-Malki a expliqué qu’il avait demandé à la Cour pénale internationale d’ouvrir une « enquête immédiate » sur les crimes présumés des Israéliens contre les Palestiniens.

Il a expliqué que ces crimes présumés comprenaient les politiques sur les implantations israéliennes ainsi que les violences récentes dans la bande de Gaza.

Depuis le 30 mars, des dizaines de milliers de Palestiniens ont participé aux défilés hebdomadaires de la « marche du retour » qui, selon Israël, sont orchestrés par le groupe terroriste du Hamas au pouvoir et utilisés comme couverture pour des tentatives d’attaques et pour ouvrir des brèches sur la clôture frontalière.

Plus de 100 Palestiniens ont été tués lors d’affrontements avec les soldats israéliens, dont plus de la moitié étaient des membres du groupe terroriste du Hamas qui contrôle l’enclave, selon cette organisation terroriste.

Israël a rejeté la requête palestinienne devant la CPI, disant qu’elle était « cynique » et « absurde » et la Maison Blanche a indiqué mercredi qu’elle réfléchissait à des actions contre les diplomates palestiniens à Washington en raison de cette initiative.

Selon une loi américaine adoptée en décembre 2015, l’Autorité palestinienne est soumise à des pénalités si elle devait continuer les poursuites des Israéliens à la CPI de La Haye.

La procureure de la CPI, Fatou Bensouda, avait signalé après la demande d’al-Malki qu’elle prendrait le temps de décider d’une éventuelle enquête sur le comportement d’Israël.

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