Fin de la grève des employés municipaux de Jérusalem
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Fin de la grève des employés municipaux de Jérusalem

Les fonctionnaires de la ville et des ministères des Finances et de l'Intérieur conviennent d'une période de grâce de 45 jours pour discuter des moyens de combler le budget

Les clients passent devant des piles d'ordures laissées par des ouvriers de la ville en grève, au Marché Mahane Yehuda de Jérusalem, le 7 janvier 2018. (Yonatan Sindel / Flash90)
Les clients passent devant des piles d'ordures laissées par des ouvriers de la ville en grève, au Marché Mahane Yehuda de Jérusalem, le 7 janvier 2018. (Yonatan Sindel / Flash90)

Les employés municipaux de Jérusalem ont accepté dimanche de mettre fin à leur grève qui avait vu des tas de déchets envahir toute la capitale, alors que les responsables municipaux et les ministères des finances et de l’intérieur lançaient des pourparlers pour résoudre ses problèmes budgétaires, tandis que les fonctionnaires de la ville et les ministères des Finances et de l’Intérieur ont entamé des pourparlers en vue de résoudre les problèmes budgétaires.

Les services municipaux de Jérusalem étaient fermés dimanche matin alors que les employés de la ville entamaient une grève illimitée pour protester contre le licenciement de quelque 2 150 travailleurs dans le cadre d’un conflit budgétaire entre la ville et le ministère des Finances.

Le maire Nir Barkat avait ordonné les licenciements en raison de la confrontation budgétaire avec le ministère, qui, selon lui, retient des centaines de millions de shekels dans les fonds nécessaires à la ville la plus pauvre d’Israël.

Le maire de Jérusalem, Nir Barkat, lors d’une conférence de presse à la municipalité de Jérusalem au sujet de son différend avec le ministère des Finances sur le budget de la ville, le 1er janvier 2018 (Crédit : Flash90)

Jérusalem bénéficie d’une « dotation en capital » annuelle du ministère qui l’aide à compenser ses faibles revenus fiscaux en raison d’une grande partie de la population qui n’est pas imposable, soit environ un tiers composé de Juifs ultra-orthodoxes et d’un tiers d’Arabes palestiniens.

En 2016, la subvention s’est élevée à environ 500 millions de shekels et en 2017 à 700 millions de shekels. Barkat a fait valoir que les défis spécifiques de la ville – tels que son clivage ethnique et le large pourcentage de sa superficie occupée par les institutions gouvernementales – exigent une subvention plus importante de la part du gouvernement.

Dans le cadre de la campagne pour cette subvention, il a annoncé le mois dernier que la ville devrait réduire ses services municipaux clés et licencier des milliers de travailleurs. Il a également lancé une campagne d’affichage financée par la ville pour faire pression sur le ministre des Finances, Moshe Kahlon, pour qu’il accepte d’accorder la subvention, et a payé de son propre argent des annonces dans les journaux du week-end contre Kahlon.

Le ministre des Finances Moshe Kahlon lors de la réunion hebdomadaire du gouvernement dans les bureaux du Premier ministre à Jérusalem, le 24 décembre 2017. (Hadas Parush/Flash90)

Dimanche après-midi, cependant, la municipalité a annoncé qu’elle avait convenu d’une période de grâce de 45 jours au cours de laquelle une équipe composée de la municipalité, des fonctionnaires du ministère des Finances et du ministère de l’Intérieur élaboreront un cadre financier afin de combler les déficits budgétaires de la ville.

L’équipe comprendra deux responsables du ministère des Finances – le directeur général Shai Babad et le directeur des budgets Shaul Meridor – ainsi que le directeur général du ministère de l’Intérieur, Mordechai Cohen, et le directeur-général de la municipalité de Jérusalem, Amnon Merhav.

L’ensemble des 2 150 licenciements sont suspendus et d’autres seront gelés pendant la durée des négociations.

Barkat a salué dimanche la période de grâce, et félicité Avi Nissenkorn, le chef de la fédération ouvrière de la Histadrout, pour avoir négocié la solution provisoire.

Le chef de la Histadrut Avi Nissenkorn à la cour nationale du travail à Jérusalem, le 5 décembre 2017 (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

« Je tiens à remercier le président d’Histradrut, Avi Nissenkorn, et je salue son intervention pour résoudre la crise. Nous nous sommes entretenu pendant deux heures ce matin dans son bureau et présenté les nombreux problèmes et défis de Jérusalem qui nécessitent une aide budgétaire. Cela a débouché sur la création du comité mixte », a déclaré M. Barkat dans un communiqué.

La grève de courte durée a empêché la collecte des ordures de jeudi à dimanche, laissant des tas de détritus dans toute la ville et causant des fermetures de routes autour du marché emblématique de Mahane Yehuda.

La fermeture du stade Payis Arena de la ville a conduit les dirigeants de club de basketball à annoncer que le match prévu dimanche entre Hapoel Jerusalem et Ironi Nahariya serait retardé jusqu’à mercredi tandis que les équipes chercheraient un nouveau lieu. Il n’était pas clair si le match aurait lieu plus tard dimanche, ou si le report était toujours en vigueur.

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