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France : Le directeur de B’Tselem invité au Sénat

Invité au colloque "Israël-Palestine : que la France s'engage" organisé par l'Iremmo, Hagaï El-Ad exhorte de nouveau Paris à peser de tout son poids contre la "colonisation" et "le régime d'oppression" israéliens

Hagai El-Ad, le directeur de B'TSelem, devant le Conseil de sécurité des Nations unies, à New York, le 14 octobre 2016. (Crédit : capture d'écran YouTube)
Hagai El-Ad, le directeur de B'TSelem, devant le Conseil de sécurité des Nations unies, à New York, le 14 octobre 2016. (Crédit : capture d'écran YouTube)

Hagaï El-Ad a l’habitude de s’adresser devant des assemblées internationales. Avant son allocution lundi soir devant le Sénat français, il s’était exprimé devant les Nations unies avec le même message : « les colonies [implantations] sont le principal obstacle à la paix ».

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu avait alors fustigé B’Tselem, déclarant que l’ONG israélienne B’Tselem avait rejoint les « chœurs du dénigrement » d’Israël et « recyclé les fausses accusations, selon lesquelles ‘l’occupation et les implantations’ sont le cœur du conflit. »

Il est vrai que dans la foulée, l’ONU avait voté la résolution 2334 condamnant les implantations israéliennes, et notamment la présence juive dans la Vieille Ville de Jérusalem. Pour la première fois, les Etats-Unis s’étaient abstenus lors de ce vote, n’apportant pas leur soutien à Israël.

Le thème du colloque, qui se tiendra lundi 27 novembre, au Sénat par l’Institut de recherche et d’études Méditerranée Moyen-Orient (Iremmo) sonne presque comme un slogan politique : « Israël-Palestine : que la France s’engage ».

Les organisateurs disent redouter qu’Israël passe de la construction en Cisjordanie « à l’annexion des territoires palestiniens occupés ». « Ni l’Autorité palestinienne ni le Hamas, malgré leur rapprochement, ne peuvent faire barrage seuls à cette politique aventuriste ». La France doit donc intervenir, » exhorte l’Iremmo.

Daniel Shek, ancien ambassadeur d’Israël en France, Elias Sambar, ambassadeur de la Palestine auprès de l’Unesco, Ayman Odeh, député israélien et chef de la troisième faction de la Knesset, la Liste arabe unie, participeront à ce débat, ainsi que plusieurs membres du corps diplomatique français.

Face aux accusations selon lesquelles il représenterait en Israël une « quatrième colonne », El-Ad se défend : « Je ne m’exprime pas contre mon pays, mais contre l’occupation, a-t-il déclaré. Les actions déterminées des centaines de milliers d’Israéliens contre une occupation qui aura bientôt 50 ans sont le meilleur moyen de porter un changement. »

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