France : Relaxe pour quatre ex-dirigeants du centre chiite Zahra pro-Hezbollah
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France : Relaxe pour quatre ex-dirigeants du centre chiite Zahra pro-Hezbollah

Les prévenus étaient soupçonnés d'avoir maintenu l'activité de cette structure légitimant le jihad, selon le gouvernement, et dissoute en 2019

Yahia Gouasmi, à droite, fondateur du "Centre Zahra France", une organisation religieuse, avec Tahiri Jamel, à gauche, près du centre, parlent aux journalistes à Grande-Synthe, près de Dunkerque, le 2 octobre 2018. (Crédit : AFP / Philippe HUGUEN)
Yahia Gouasmi, à droite, fondateur du "Centre Zahra France", une organisation religieuse, avec Tahiri Jamel, à gauche, près du centre, parlent aux journalistes à Grande-Synthe, près de Dunkerque, le 2 octobre 2018. (Crédit : AFP / Philippe HUGUEN)

La justice française a relaxé mercredi quatre ex-dirigeants de l’association chiite « Centre Zahra France » dans le nord de la France, qui étaient soupçonnés d’avoir maintenu l’activité de cette structure légitimant le jihad, selon le gouvernement, et dissoute en 2019.

Le tribunal n’a pas suivi le procureur, qui avait requis lors de l’audience, le 27 novembre, des peines de prison ferme contre les prévenus.

Le parquet reprochait au fondateur du centre Yahia Gouasmi, à son fils et ex-trésorier Bachir Gouasmi et à deux autres anciens dirigeants, Jamel Tahiri et Abdelkrim Khalid d’avoir continué à organiser « des activités de type prêches ou rencontres prêchées » sur place et sur les réseaux sociaux.

« Nous retrouvons les mêmes personnes se réunissant dans le même lieu avant et après (la dissolution), avec le même matériel de propagande, pour diffuser le même discours », s’était agacé le procureur de Dunkerque, Sébastien Piève.

La défense avait pour sa part contesté le maintien de l’activité, Me Elie Hatem, avocat de Yahia Gouasmi et Jamel Tahiri, dénonçant une politisation de ce dossier due au « lobby sioniste ».

Sur le radar des autorités depuis plusieurs années, le centre Zahra, situé à Grande-Synthe près de Dunkerque, avait été dissous en mars 2019.

Le ministre de l’Intérieur de l’époque, Christophe Castaner, l’avait accusé de mener des activités « qui légitiment de façon régulière le jihad armé ».

La dissolution avait ensuite été validée par le tribunal administratif de Lille, qui avait considéré que les messages et les activités du centre relevaient de la glorification de la lutte armée et de la provocation à la haine, « entraînant ainsi le risque de commission d’actes terroristes ».

En octobre 2018, les locaux du centre Zahra avaient été visés par une opération antiterroriste, en raison du soutien de ses dirigeants à des organisations terroristes.

Des armes à feu avaient été découvertes lors de perquisitions administratives, menant à la condamnation de Bachir Gouasmi à 18 mois de prison, dont six ferme, pour leur détention illégale.

À l’époque, le préfet du Nord avait ordonné la fermeture pour six mois du lieu de culte géré par l’association.

Le prédicateur Jamel Tahiri avait pour sa part été condamné fin 2019 à six mois de prison avec sursis pour provocation à la haine antisémite.

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