Frappes aériennes israéliennes près de Damas (médias syriens)
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Frappes aériennes israéliennes près de Damas (médias syriens)

Un convoi d’armes du Hezbollah aurait été ciblé près de la frontière libanaise ; Israël garde le silence

Judah Ari Gross est le correspondant militaire du Times of Israël.

Un avion de chasse F-15I  lors d'un vol acrobatique au cours d'une cérémonie organisée sur la base aérienne de  Hatzerim, près de Beer Sheva, le 23 juin 2013. (Crédit : Ofer Zidon/Flash90)
Un avion de chasse F-15I lors d'un vol acrobatique au cours d'une cérémonie organisée sur la base aérienne de Hatzerim, près de Beer Sheva, le 23 juin 2013. (Crédit : Ofer Zidon/Flash90)

Les médias syriens ont annoncé que des avions de chasse israéliens avaient ciblé mercredi matin un convoi d’armes destinées au groupe terroriste du Hezbollah.

La frappe aérienne aurait eu lieu au nord est de Damas, dans les montagnes Qalamoun, le long de la frontière libanaise.

Il n’y aurait aucun blessé.

L’agence de presse pro-gouvernementale al-Masdar a cité une source militaire syrienne affirmant que l’aviation israélienne avait d’abord volé au-dessus du Liban avant d’entrer en Syrie.

Un porte-parole de l’armée israélienne a refusé de commenter cette information.

Israël a déjà annoncé qu’il mènerait des frappes aériennes en Syrie et au Liban afin d’empêcher le Hezbollah d’obtenir des « armes sophistiquées ».

Cette semaine, il a été annoncé que le Hezbollah avait obtenu des missiles antinavires sophistiqués Yakhont de fabrication russe.

En décembre, la Syrie avait accusé Israël d’une frappe de missile sur l’aéroport militaire de Mazzé, situé dans la banlieue de Damas, et qui aurait été utilisé comme dépôt d’armes.

Flammes et fumée à l'aéroport militaire syrien de Mazzé, au sud ouest de Damas, après une explosion, le 13 janvier 2017. (Crédit : AFP)
Flammes et fumée à l’aéroport militaire syrien de Mazzé, au sud ouest de Damas, après une explosion, le 13 janvier 2017. (Crédit : AFP)

Ces derniers jours, le Hezbollah et le Liban ont monté d’un cran leur discours contre Israël.

La semaine dernière, Hassan Nasrallah, le chef du Hezbollah, a menacé l’Etat juif en affirmant que les missiles du groupe terroriste pouvaient atteindre le réacteur nucléaire israélien de Dimona.

Il a redoublé la mise mardi, annonçant qu’il n’y aurait « aucune ligne rouge » dans un futur conflit avec Israël.

Samedi, le président libanais Michel Aoun, allié du Hezbollah, a prévenu que son pays répondrait à toute menace israélienne perçue avec une « réponse appropriée », après que l’ambassadeur d’Israël aux Nations unies a déploré ses propos sur le Hezbollah.

« Toute tentative de nuire à la souveraineté libanaise ou d’exposer le Liban au danger rencontrera une réponse appropriée », a déclaré Aoun dans un communiqué officiel, selon Reuters.

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