Israël en guerre - Jour 148

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Gadi Eisenkot prononce l’oraison funèbre de son fils : « Ta perte ne sera pas vaine »

Des milliers de personnes, dont le Premier ministre et le président, ont assisté aux funérailles de Gal Eisenkot, tué en combattant des terroristes du Hamas à Gaza

Jacob Magid est le correspondant du Times of Israël aux États-Unis, basé à New York.

Le ministre du cabinet de guerre Gadi Eisenkot, sa famille et ses amis assistant aux funérailles de son fils Gal, à Herzliya, le 8 décembre 2023. (Crédit : Avshalom Sassoni/Flash90)
Le ministre du cabinet de guerre Gadi Eisenkot, sa famille et ses amis assistant aux funérailles de son fils Gal, à Herzliya, le 8 décembre 2023. (Crédit : Avshalom Sassoni/Flash90)

Le ministre du cabinet de guerre et ancien chef d’état-major de l’armée israélienne, Gadi Eisenkot, s’est exprimé vendredi avec un mélange de douleur déchirante et de détermination militaire lors des funérailles de son fils, le sergent-chef (réserviste) Gal Meïr Eisenkot, 25 ans, qui a été tué jeudi lors de combats dans la bande de Gaza.

Gal Eisenkot est mort après l’explosion d’une bombe dans une ouverture de tunnel près de soldats dans le camp de Jabaliya, dans le nord de la bande de Gaza. Il a été transporté dans un état grave dans un hôpital en Israël, où il a succombé à ses blessures.

Eisenkot, habituellement stoïque, était en sanglots tout au long de son éloge funèbre, se souvenant d’une conversation avec son fils datant d’il y a plusieurs années, au cours de laquelle Gal avait dit que son père lui avait vraiment manqué pendant toute son enfance, durant laquelle ce dernier n’était pas très présent en raison de son rôle dans Tsahal.

« Je t’ai dit que maman était là pour toi pendant toutes ces années et que j’étais très fier des relations étroites que tu avais nouées avec elle et tes frères et sœurs », a raconté Eisenkot.

« Te voyant grandir, je m’émerveillais de ton immense sérieux et de ton sens de l’humour (…) Pour toi, l’excellence était un mode de vie », a déclaré Eisenkot. « Gal, je te promets que nous continuerons l’opération [à Gaza], en nous battant pour renforcer l’État que tu aimais tant, et surtout pour qu’il soit fort, développé et juste. »

« Tu critiquais toujours les choses qui te déplaisaient dans ce qui se passait ici », a-t-il noté.

Des soldats israéliens portant le cercueil du sergent-chef (réserviste) Gal Meïr Eisenkot, fils du ministre du cabinet de guerre et ancien chef d’état-major de l’armée israélienne Gadi Eisenkot, lors de ses funérailles, à Herzliya, le 8 décembre 2023. (Crédit : Avshalom Sassoni/Flash90)

La voix brisée, il a poursuivi : « Galush, amour de notre cœur, je te salue pour toujours, et je te promets que nous ferons tout notre possible pour être dignes de prendre les bonnes décisions pour ceux qui sont tombés pour le pays et pour ceux qui nous entourent dans ces moments difficiles. »

« Je te salue, mon fils bien-aimé. Nous t’aimons pour toujours – ton père, ta mère et toute la famille », a-t-il conclu.

L’ancien chef d’état-major de Tsahal est aujourd’hui ministre du gouvernement d’urgence au nom du parti de Benny Gantz, HaMahane HaMamlahti, et observateur au sein du cabinet de guerre de haut niveau qui dirige la prise de décision dans le cadre de l’incursion à Gaza.

Il a appris la nouvelle du décès de son fils alors qu’il passait en revue les opérations de Tsahal jeudi au quartier général de la 162e division dans le sud d’Israël, aux côtés de Gantz.

Gal Eisenkot, à gauche, et son père, Gadi Eisenkot, alors chef d’état-major de l’armée israélienne. (Autorisation)

Eisenkot a affirmé que Gal était fier de son héritage familial, mais qu’il voulait aussi faire son propre chemin dans l’armée sans dépendre de son père pour son avancement.

Il avait effectué les essais pour une unité de reconnaissance et avait progressé dans le processus sans révéler son nom de famille à qui que ce soit.

Eisenkot a raconté que, lorsqu’il avait vu son fils pendant la trêve de la semaine dernière, Gal avait exprimé sa fierté d’avoir contribué à la libération de plus de 100 otages, en particulier les jeunes enfants.

La trêve de sept jours de la dernière semaine de novembre a vu 105 civils libérés de la captivité du Hamas à Gaza, dont 81 Israéliens, 23 Thaïlandais et un Philippin, en échange de 210 prisonniers palestiniens incarcérés pour atteinte à la sécurité en Israël, tous des femmes ou des mineurs. Israël a également autorisé un afflux d’aide humanitaire dans la bande de Gaza.

Depuis la fin de la trêve, 137 personnes – 115 hommes, 20 femmes et deux enfants – sont encore retenues en otage par les groupes terroristes de Gaza.

La guerre d’Israël contre le groupe terroriste palestinien du Hamas a éclaté après le massacre perpétré par le Hamas le 7 octobre, lorsque quelque 3 000 terroristes ont fait irruption en Israël depuis la bande de Gaza par voie terrestre, aérienne et maritime, tuant 1 200 personnes et prenant plus de 240 otages, principalement des civils.

Plusieurs responsables de haut niveau et hommes politiques de tout l’échiquier politique figuraient parmi les milliers de personnes présentes aux obsèques de Herzliya, dont le président Isaac Herzog et le Premier ministre Benjamin Netanyahu.

Jeudi, les dirigeants israéliens ont exprimé leurs condoléances à Eisenkot et pleuré la mort de son fils.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, à droite, et le président Isaac Herzog assistant aux funérailles de Gal Eisenkot, à Herzliya, le 8 décembre 2023. (Crédit : Avshalom Sassoni/Flash90)

« Nos cœurs sont brisés. À la veille de Hanoukka, la bougie de Gal s’est éteinte », a déclaré Gantz dans un communiqué, faisant référence à la fête des lumières juive qui a débuté jeudi soir.

« Nous sommes tous déterminés à continuer à nous battre pour la mission sacrée au nom de laquelle Gal est tombé. »

Netanyahu a fait l’éloge d’Eisenkot en tant que « brave guerrier et véritable héros ».

« Nos héros ne sont pas tombés pour rien. Nous continuerons jusqu’à la victoire. »

Gal Eisenkot, à gauche et son père Gadi Eisenkot. (Crédit : Itay Cohen/Bemahane)

« Puissions-nous être dignes du sacrifice de Gal, et de tous ceux qui sont tombés dans cette guerre juste », a déclaré le ministre de la Défense Yoav Gallant.

Soulignant sa carrière militaire longue de plusieurs décennies, le président Herzog a déclaré que Gadi Eisenkot avait « consacré toute sa vie à la sécurité d’Israël, à Tsahal et au pays, et lui et sa famille paient aujourd’hui un prix insupportable ».

« Gal a été éduqué depuis l’enfance à l’amour de la nation et de la patrie et a agi dans cet esprit en permanence, y compris lorsqu’il a été tué », a ajouté Herzog.

« Avec toute la nation, j’embrasse les familles israéliennes endeuillées, dont le sacrifice est lourd et insupportablement dur, et je m’engage : nous continuerons à veiller sur notre peuple et notre pays bien-aimé, pour eux et pour nous. »

Le chef de l’opposition Yaïr Lapid a partagé une photo de Gadi et Gal Eisenkot s’embrassant en uniforme lorsque le premier était chef d’état-major et le second soldat conscrit.

« Ces deux-là répondant à l’appel, se présentant quand on a besoin d’eux, faisant ce qu’ils doivent faire. Le destin de tout un pays en une seule étreinte », a écrit Lapid sur X.

L’équipe du Times of Israel a contribué à cet article.

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