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Gallant : Israël peut abattre n’importe quelle arme iranienne 

Lors de sa visite à l'exercice "Main ferme", le ministre de la Défense a aussi menacé de "renvoyer le Liban à l'âge de pierre" si le Hezbollah entrait en guerre contre Israël

Emanuel Fabian est le correspondant militaire du Times of Israël.

Le ministre de la Défense Yoav Gallant s'entretenant avec des soldats de Tsahal lors d'un exercice dans le nord d'Israël, le 6 juin 2023. (Crédit : Ariel Hermoni/Ministère de la Défense)
Le ministre de la Défense Yoav Gallant s'entretenant avec des soldats de Tsahal lors d'un exercice dans le nord d'Israël, le 6 juin 2023. (Crédit : Ariel Hermoni/Ministère de la Défense)

Mardi, le ministre de la Défense Yoav Gallant a balayé d’un revers de main les affirmations iraniennes selon lesquelles l’Iran aurait développé un nouveau missile hypersonique, déclarant qu’Israël aurait toujours une solution pour le contrer, alors que les tensions restent élevées sur le programme nucléaire de Téhéran.

L’Iran a affirmé plus tôt dans la journée de mardi avoir créé un missile hypersonique capable de se déplacer à une vitesse 15 fois supérieure à celle du son. Les autorités iraniennes n’ont pas diffusé d’images montrant le lancement réussi du nouveau missile, baptisé « Fattah » – « conquérant » en farsi.

« J’entends nos ennemis se vanter des armes qu’ils sont en train de développer. À tout développement de ce type, nous avons une réponse encore meilleure, que ce soit sur terre, dans les airs ou dans la sphère maritime, avec des moyens défensifs et offensifs », a déclaré Gallant lors d’une visite au Commandement du Nord de l’armée, au milieu d’un exercice majeur.

« Nous saurons comment protéger les citoyens d’Israël et comment porter un coup fatal à nos ennemis si, Dieu nous en préserve, ils déclenchent une guerre contre nous », a-t-il déclaré dans une déclaration vidéo.

Gallant a rencontré des officiers supérieurs qui dirigeaient l’exercice dans le nord d’Israël, dans le cadre de l’exercice « Main ferme » de l’armée israélienne, qui durera deux semaines. Ces exercices sont axés sur une guerre potentielle sur plusieurs fronts avec l’Iran et ses alliés terroristes au Moyen-Orient, tels que le groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah.

Gallant a prévenu que « si le Hezbollah commet une erreur et déclenche une guerre contre Israël, nous le frapperons durement et renverrons le Liban à l’âge de pierre ».

Des femmes regardant un missile hypersonique Fattah, capable de voyager à 15 fois la vitesse du son selon l’Iran, lors d’une cérémonie à Téhéran, en Iran, le 6 juin 2023. (Crédit : Hossein Zohrevand/Tasnim News Agency via AP)

Le chef du Commandement du Nord de Tsahal, le général de division Uri Gordin, le chef du Corps Nord et de la zone de manœuvre, le général de division Saar Tzur, et le chef du Commandement de l’Entraînement et du Corps d’état-major général, le général de division Moti Baruch, ont assisté à la réunion avec Gallant, a indiqué le cabinet du ministre.

Le général Gallant a observé mardi deux exercices distincts au sein du Commandement du Nord, l’un mené par la 91e division territoriale et l’autre par la 36e division du Corps Blindé Mécanisé, et a « suivi de près l’activité des forces qui s’entraînent au combat prolongé dans l’arène nord », a indiqué son bureau.

Selon une source militaire, l’armée de l’air a notamment simulé des frappes « stratégiques » en territoire ennemi dans le cadre d’un scénario de guerre totale, et la marine a simulé des actions offensives et défensives.

Dimanche soir, le cabinet de sécurité de haut niveau s’est réuni dans le principal bunker de commandement opérationnel de l’armée à Tel Aviv pour simuler la prise de décisions politiques au cours d’une guerre potentielle sur plusieurs fronts.

Bien que l’exercice et la réunion du cabinet aient été planifiés à l’avance, ils ont eu lieu dans un contexte d’escalade des tensions concernant le programme nucléaire iranien et d’avertissements israéliens selon lesquels un conflit de grande ampleur pourrait éclater à ce sujet.

Les membres du cabinet israélien de sécurité se rencontrant pour une simulation d’évaluation de la situation dans le principal centre de commandement souterrain de Tsahal, à Tel Aviv, le 4 juin 2023. (Crédit : Haïm Zach/GPO)

Téhéran a accéléré son développement nucléaire depuis 2018, lorsque les États-Unis se sont retirés unilatéralement d’un pacte historique qui avait plafonné les activités d’enrichissement de l’uranium en échange d’un allègement des sanctions.

Les pourparlers visant à relancer l’accord nucléaire ont échoué l’année dernière, mais de récentes informations ont fait état de mesures visant à relancer éventuellement l’initiative diplomatique, suscitant les inquiétudes d’Israël qui craint qu’un nouvel accord ne légitime l’activité nucléaire de l’Iran et n’érode le soutien international à une action militaire potentielle.

Ces dernières semaines, Israël n’a cessé de mettre en garde contre un tel accord, par le biais du Premier ministre Benjamin Netanyahu, de Gallant et du chef d’état-major de l’armée israélienne, le lieutenant-général Herzi Halevi, venant s’ajouter à l’agitation fébrile qui règne déjà entre les deux pays.

L’annonce faite mardi par l’Iran risque d’aggraver encore les tensions.

Les armes hypersoniques, qui volent à des vitesses supérieures à Mach 5, soit cinq fois la vitesse du son, pourraient poser des problèmes cruciaux aux systèmes de défense antimissile en raison de leur vitesse et de leur manœuvrabilité. L’Iran a décrit le Fattah comme pouvant atteindre Mach 15, soit 15 fois la vitesse du son.

L’année dernière, l’armée israélienne a organisé son plus grand exercice depuis des dizaines d’années. Cet exercice de quatre semaines, baptisé « Chariots de feu », était également axé sur des événements soudains survenant sur plusieurs fronts en même temps, tout en traitant principalement de la lutte contre le Hezbollah, soutenu par l’Iran, au Liban.

Au vu de l’absence de progrès concernant une réintégration de l’Iran dans l’accord nucléaire de 2015 qui avait été conclu avec les puissances mondiales, l’armée a néanmoins accru ses efforts, depuis deux ans, visant à mettre en place une menace militaire crédible contre les sites nucléaires de l’Iran.

Pendant l’exercice des « Chariots de feu », l’année dernière, des dizaines d’avions de chasse israéliens avaient fait des manœuvres en mer Méditerranée, simulant des frappes contre les structures nucléaires du régime de Téhéran.

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