Gantz demandera probablement une prolongation pour former une coalition
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Gantz demandera probablement une prolongation pour former une coalition

Le chef de Kakhol lavan a évoqué auprès du président ses pourparlers avec le Likud

Le président Reuven Rivlin (à droite) charge le président de Kakhol lavan, Benny Gantz, de former un gouvernement lors d'une cérémonie à la résidence du président à Jérusalem, le 16 mars 2020. (Mark Neyman/GPO)
Le président Reuven Rivlin (à droite) charge le président de Kakhol lavan, Benny Gantz, de former un gouvernement lors d'une cérémonie à la résidence du président à Jérusalem, le 16 mars 2020. (Mark Neyman/GPO)

Le chef de Kakhol lavan, Benny Gantz, a déclaré dimanche qu’il demandera probablement une prolongation de son mandat de formation d’un gouvernement, qui expirera le 13 avril.

Il a informé le président Reuven Rivlin de cette intention au cours d’un appel téléphonique, a indiqué dans un communiqué le parti de l’ex-chef d’Etat-major.

Rivlin a répondu qu’il examinerait cette demande, si elle lui était soumise, en fonction de la situation que Gantz lui présenterait à l’approche de la date-butoir prédéterminée, selon le communiqué.

Kakhol lavan a ajouté que Gantz avait également informé Rivlin de l’évolution des négociations portant sur « la mise en place d’un gouvernement d’urgence et d’unité nationale » avec le Likud du Premier ministre Benjamin Netanyahu.

La formation de Gantz mène des pourparlers portant sur la mise en place d’une coalition avec le Likud, avec pour objectif de former un gouvernement d’urgence dans lequel les deux hommes serviraient successivement au poste de Premier ministre – un siège que Netanyahu occuperait en premier. Les négociations ont accéléré après l’élection surprise de Gantz au poste de président de la Knesset avec l’appui du bloc de droite de Netanyahu, entraînant la dissolution de l’alliance Kakhol lavan.

L’approbation par Rivlin d’une prolongation du mandat de Gantz reste indéterminée dans la mesure où selon les dispositions de la loi israélienne, le membre de la Knesset chargé par le président de la mise en place d’un gouvernement est celui qui sera amené à le diriger.

Les pourparlers actuels portent sur un gouvernement qui serait placé sous l’autorité de Netanyahu (un accord de rotation n’est pas inscrit dans la législation au sein de l’Etat juif, et il dépend du Premier ministre occupant le poste en premier et qui sera amené à démissionner volontairement après une période donnée).

Le président Reuven Rivlin, (au centre), le Premier ministre Benjamin Netanyahu, (à gauche), et le leader de Kakhol lavan, Benny Gantz, lors d’une cérémonie de commémoration de feu le président Shimon Peres au mont Herzl de Jérusalem, le 19 septembre 2019. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Netanyahu a été dans l’obligation de se mettre en quarantaine, la semaine dernière, après avoir rencontré le ministre de la Santé Yaakov Litzman, testé positif au COVID-19 dans la soirée de mercredi. Le Premier ministre a rencontré Gantz – à distance – vendredi pour faire avancer les discussions sur un gouvernement d’unité, les deux parties estimant ensuite que des progrès significatifs avaient été réalisés.

La rencontre avait été qualifiée comme « positive », selon un rare communiqué conjoint qui avait ajouté que des « accords avaient été trouvés ». Les leaders des deux formations ont donné pour instruction à leurs équipes de négociation de « mettre en place un accord de coalition entre Kakhol lavan et le Likud dans les meilleurs délais », avait ajouté le communiqué.

Ce communiqué conjoint apparaît en lui-même comme un signe des progrès qui ont été faits.

La Treizième chaîne a indiqué que Gantz était resté dans le patio de la résidence du Premier ministre alors que Netanyahu se trouvait à l’intérieur.

« La conversation a été parfois émaillée de propos tenus à voix forte », a-t-elle rapporté, mais plus en raison de la nécessité que de la colère.

Un plénum presque vide, en raison des restrictions contre le coronavirus, lors de la prestation de serment de la 23e Knesset, le 16 mars 2020. À gauche, Benny Gantz. Au centre, de dos, Benjamin Netanyahu. (Gideon Sharon/ Porte-parole de la Knesset)

Dans un post paru sur Facebook après la rencontre, Gantz a indiqué qu’un accord était à portée de main mais qu’il restait un certain nombre d’obstacles à dépasser.

« Il est clair pour chacun d’entre nous qu’il n’y a pas d’autre alternative pour les parties en lice [qu’un accord d’unité] et que l’Etat d’Israël a besoin d’un gouvernement », a écrit Gantz.

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