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Gantz : en un an, Israël a proposé à 4 reprises de l’aide à l’armée libanaise

« Les citoyens libanais ne sont pas nos ennemis », mais les offres d'assistance ont été refusées, a déploré le ministre de la Défense

  • Le Ministre de la Défense Benny Gantz à la conférence annuelle de l'Institut d'études de sécurité nationale 2 février 2022.
    Le Ministre de la Défense Benny Gantz à la conférence annuelle de l'Institut d'études de sécurité nationale 2 février 2022.
  • Des graffitis politiques sont visibles devant le lieu de l'explosion du 4 août qui a touché le port maritime de Beyrouth, au Liban, le 9 août 2020.(Crédit : AP/Hussein Malla)
    Des graffitis politiques sont visibles devant le lieu de l'explosion du 4 août qui a touché le port maritime de Beyrouth, au Liban, le 9 août 2020.(Crédit : AP/Hussein Malla)

Le ministre de la Défense Benny Gantz a révélé mercredi qu’Israël avait proposé à plusieurs reprises – y compris la semaine dernière – de fournir une aide d’urgence au Liban.

Dans des commentaires pré-enregistrés pour la conférence annuelle de l’Institut d’études de sécurité nationale (INSS), Gantz, qui est actuellement en visite à Bahreïn, a déclaré qu’Israël avait soumis des offres à quatre reprises au cours de l’année écoulée pour fournir un soutien aux Forces armées libanaises.

« Le Liban est malheureusement devenu un îlot d’instabilité, et les citoyens libanais ne sont pas nos ennemis », a déclaré Gantz dans ses remarques à l’Institut. « Par conséquent, j’ai proposé quatre fois cette année d’aider le Liban, y compris la semaine dernière dans une demande envoyée au commandant de la FINUL. »

Israël et le Liban sont des États ennemis en guerre, et toute communication se fait par l’intermédiaire de tiers, y compris par l’intermédiaire de la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL), la mission de maintien de la paix qui patrouille à la frontière.

Gantz a déclaré que Tsahal offrait d’aider « de manière ciblée l’armée libanaise, qui souffre d’une pénurie de fournitures de base et a perdu plus de 5 000 soldats qui l’ont abandonnée récemment ».

Le ministre de la Défense a déclaré que les Forces armées libanaises faisaient face à une menace particulière due au « renforcement du Hezbollah avec le soutien direct de l’Iran », en référence au groupe terroriste chiite libanais.

Gantz n’a pas explicité la réponse apportée à ces offres, mais il est considéré comme hautement improbable que le Liban accepte un jour une coopération avec Israël, en particulier avec l’armée.

Le Premier ministre libanais Najib Makiti pendant une session du parlement confirmant le nouveau gouvernement dans un théâtre de Beyrouth connu sous le nom de Palais de l’UNESCO, le 20 septembre 2021. (Crédit : AP/Bilal Hussein)

Lorsque le nouveau Premier ministre libanais Najib Mikati a prêté serment en septembre, il a déclaré que son gouvernement « traiterait avec n’importe qui dans l’intérêt du Liban, à l’exception d’Israël, bien sûr ».

Gantz a déclaré en juillet qu’Israël avait offert plus d’une fois une aide humanitaire au Liban.

En 2020, Israël avait offert une aide humanitaire après une explosion massive dans le port de Beyrouth qui a tué plus de 200 personnes, mais elle a été refusée.

Depuis plus de deux ans, le Liban est confronté à une crise économique, politique et énergétique paralysante qui a laissé les citoyens sans produits de première nécessité et créé un vide qui a permis au groupe terroriste du Hezbollah de s’implanter davantage dans le pays.

Sur cette photo du 9 août 2020, des graffitis politiques sont visibles devant la scène de l’explosion du 4 août qui a frappé le port commercial de Beyrouth, au Liban. (AP/Hussein Malla)

La crise économique qui fait boule de neige au Liban a été décrite comme l’une des pires au monde depuis les années 1850.

Un déficit public massif et une monnaie nationale en chute libre ont rendu les pénuries persistantes dans un contexte de flambée continue des prix.

La compagnie d’électricité libanaise n’offre que quelques heures d’électricité par jour, et les habitants dépendent fortement de générateurs privés coûteux et polluants.

Les pénuries de médicaments, de carburant et de fournitures de base ont souvent paralysé le pays et plongé plus de la moitié de la population dans la pauvreté.

Les désaccords politiques ont retardé les efforts visant à former un gouvernement pour négocier un plan de sauvetage avec les institutions financières internationales.

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