GB : le Labour suspend encore un autre membre pour des propos antisémites
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GB : le Labour suspend encore un autre membre pour des propos antisémites

John McAuliffe avait écrit sur Facebook qu’Israël voit la Shoah comme “un outil politique pratique […] pour établir un racket financier”

John McAuliffe (Crédit : Facebook via JTA)
John McAuliffe (Crédit : Facebook via JTA)

Dans le cadre de sa répression auto-déclarée contre l’antisémitisme, le Parti travailliste du Royaume-Uni a suspendu l’adhésion d’un chroniqueur d’Irlande qui aurait écrit qu’Israël utilisait l’Holocauste pour recevoir de l’argent.

John McAuliffe, membre international du parti britannique, chroniqueur au Digital Journal et au Cambridge Globalist, a été suspendu cette semaine après avoir publié sur Facebook un message dans lequel il aurait décrit le génocide comme « l’outil politique le plus utile du gouvernement sioniste en Israël pour établir un racket financier de l’Occident, grâce auquel Israël reçoit un montant illimité pour la durée de son existence », a annoncé lundi The Jewish News.

La suspension, annoncée à Jewish News par un porte-parole du Parti travailliste, est la dernière d’une série de mesures punitives contre des membres ayant des discours antisémites.

L’un des six cas d’antisémitisme exposés au sein du parti depuis le mois de mars impliquait Vicki Kirby, une militante du parti qui avait suggéré sur Twitter qu’Adolf Hitler a pu être un « Dieu sioniste » et que les juifs avaient de « grands nez ». Elle a été suspendue.

Dans une autre affaire, Aysegul Gurbuz, élue municipale en banlieue de Londres, a été suspendue puis a démissionné après qu’il a été trouvé sur son compte Twitter des louanges d’Hitler et des projets de l’Iran pour « effacer Israël de la carte ».

Jeremy Corbyn vient d'être élu nouveau chef du parti d'opposition travailliste britannique, à Londres, le 12 septembre 2015. (Crédit : AFP PHOTO / BEN STANSALL)
Jeremy Corbyn vient d’être élu nouveau chef du parti d’opposition travailliste britannique, à Londres, le 12 septembre 2015. (Crédit : AFP PHOTO / BEN STANSALL)

Jeremy Corbyn, qui a été élu à la tête du Parti travailliste en septembre, a déclaré le 11 avril à la BBC que quiconque faisant des déclarations antisémites « s’excluait lui-même du parti ».

Cette politique a été annoncée alors que les médias surveillaient attentivement le parti en raison de plusieurs incidents de discours haineux contre les juifs, que ses détracteurs retracent au soutien passé de Corbyn aux ennemis d’Israël, dont le Hamas et le Hezbollah. Il avait appelé des activistes des deux groupes terroristes antisémites ses « amis ».

Jonathan Arkush, président du conseil des députés juifs de Grande-Bretagne, a déclaré que ces affaires, l’inaction perçue de Corbyn et son échec à se distancier du Hamas et du Hezbollah expliquaient que la plupart des juifs britanniques ne fassent plus confiance au Parti travailliste.

Dans son post Facebook, McAuliffe avait écrit : « Le niveau élevé de pauvreté en Israël parmi les survivants de l’Holocauste montre qu’ils ne se préoccupent pas de l’impact émotionnel qu’ils essaient de générer. Il s’agit d’argent et de technologie militaire. Cela dépeint un tableau plus clair de la division entre sionisme et judaïsme, et de leur incompatibilité. »

Le mouvement juif travailliste a proposé un changement des règles du parti pour qu’il soit plus facile d’exclure de manière permanente ceux qui ont exprimé un sentiment antisémite ou islamophobe.

Le Parti travailliste enquête en ce moment sur des accusations d’antisémitisme au sein de sa section de l’université d’Oxford, des accusations faites par l’ancien coprésident non juif de la section, qui a démissionné pour protester contre le soutien de la section à la semaine de l’apartheid israélien.

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