« Gilets jaunes » à Strasbourg : Propos antisémites et échauffourées
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« Gilets jaunes » à Strasbourg : Propos antisémites et échauffourées

19 interpellations ; Le préfet Jean-Luc Marx condamne "avec la plus grande fermeté" les insultes antisémites proférées près de la Grande Synagogue

Des émeutiers jettent des cartouches de gaz lacrymogènes lors d'affrontements avec la police lors d'une manifestation antigouvernementale organisée par le mouvement des "Gilets jaunes" à Strasbourg, dans l'est de la France, le 2 février 2019. (Crédit : FREDERICK FLORIN / AFP)
Des émeutiers jettent des cartouches de gaz lacrymogènes lors d'affrontements avec la police lors d'une manifestation antigouvernementale organisée par le mouvement des "Gilets jaunes" à Strasbourg, dans l'est de la France, le 2 février 2019. (Crédit : FREDERICK FLORIN / AFP)

A Strasbourg, « entre 1 300 (…) au plus fort » et 8 000 personnes, selon la préfecture et un responsable communication des « Gilets jaunes », ont participé à cette manifestation qui n’avait pas été déclarée.

« Dans le cadre de cette manifestation », « des propos à caractère raciste et antisémite » ont été proférés près de la Grande Synagogue, a indiqué dans un communiqué la préfecture du Bas-Rhin. Des propos condamnés « avec la plus grande fermeté » par le préfet Jean-Luc Marx, selon la même source.

La journée, « émaillée d’incidents », a également été marquée par plusieurs échauffourées avec les forces de l’ordre qui ont procédé à 19 interpellations, selon un communiqué de la préfecture.

Neuf membres des forces de l’ordre ont été légèrement blessées, selon la même source.

Dès la début de la manifestation, partie peu après 12H00 du Parlement européen, la tension est brièvement monté entre des manifestants et des policiers, qui ont alors fait usage de sprays irritant pour les disperser.

Selon des témoins interrogés par l’AFP, l’incident a éclaté après qu’un manifestant a été contrôlé par la police.

Le cortège a ensuite longuement déambulé dans les rues de Strasbourg en scandant des slogans hostiles au chef de l’Etat et au gouvernement (« Macron démission », « Castaner en enfer »).

Plusieurs face-à-face tendus ont eu lieu dans l’après-midi dans le centre.

Des policiers, cibles de pétards de la part de certains manifestants, ont répliqué par des jets de grenades lacrymogène place Kléber.

Des attroupements ont également eu lieu devant la gare, en début d’après-midi et peu après 17H00. A chaque fois, les forces de l’ordre, qui ont encore essuyé des jets de pétards et de projectiles, ont fait usage de grenades lacrymogène pour disperser les manifestants.

La gare a été fermée « une vingtaine de minutes », l’incident n’a pas eu d’impact sur la circulation, a indiqué un porte-parole de la SNCF.

En fin d’après-midi, de nouveaux échauffourées ont éclaté près des Halles, où plusieurs personnes ont endommagé du mobilier urbain et lancé des projectiles sur les forces de l’ordre, qui ont répliqué avec plusieurs grenades lacrymogène.

Les dégradations sont le fait « d’une cinquantaine d’individus, manifestement présents dans l’intention de casser », a indiqué la préfecture.

Cet manifestation visait à « rendre hommage aux +gilets jaunes+ blessés et à dénoncer les violences policières », a déclaré Abel Ouali.

Jean-Jacques Pion, retraité de l’industrie de 79 ans, estime que « Macron est la marionnette du système international libre-échangiste (…) Le mouvement des +gilets jaunes+ est de nature à casser ce système ».

En Lorraine, la manifestation de Nancy, également non déclarée, a réuni environ 2 000 personnes, selon un photographe de l’AFP.

Douze personnes ont été interpellées pour outrage et rébellion, selon la préfecture. Un membre des forces de l’ordre a été « très légèrement blessé », selon la même source.

Plusieurs face-à-face ont opposé manifestants et forces de l’ordre qui, après avoir reçu projectiles et pétards, ont répliqué avec des gaz lacrymogènes, selon un photographe de l’AFP.

A Besançon, où environ 600 personnes ont manifesté, une personne a été interpellée pour outrage, selon la préfecture.

Un manifestant a été blessé à la tête, selon la même source, qui précise que l’origine de la blessure n’est pas un tir de lanceur de balle de défense (LBD).

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