Giuliani : Trump n’a pas à obéir à une assignation du procureur russe
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Giuliani : Trump n’a pas à obéir à une assignation du procureur russe

Donald Trump a affirmé qu'il "adorerait parler" avec Robert Mueller, qui enquête en particulier sur l'ingérence de la Russie pendant la campagne présidentielle de 2016

Cette photo d'archive prise le 11 septembre 2016 montre l'ancien maire de New York, Rudy Giuliani (à gauche), le candidat républicain Donald Trump (au centre) et le gouverneur du New Jersey Chris Christie (à droite) pendant qu'ils se tiennent ensemble pendant un service commémoration pour le 11 septembre au Mémorial à New York (Crédit : AFP / Bryan R. Smith)
Cette photo d'archive prise le 11 septembre 2016 montre l'ancien maire de New York, Rudy Giuliani (à gauche), le candidat républicain Donald Trump (au centre) et le gouverneur du New Jersey Chris Christie (à droite) pendant qu'ils se tiennent ensemble pendant un service commémoration pour le 11 septembre au Mémorial à New York (Crédit : AFP / Bryan R. Smith)

Le président américain n’a pas à se soumettre à une assignation du procureur spécial de l’affaire russe, mais pourrait accepter une audition sous conditions, a indiqué dimanche Rudy Giuliani, entré récemment dans l’équipe des avocats personnels de Donald Trump.

Interrogé sur la chaîne ABC concernant l’attitude face à une éventuelle assignation à comparaître adressée par Robert Mueller au milliardaire, M. Giuliani a répondu: « Nous n’avons pas » à y donner suite.

« Il est le président des Etats-Unis. Nous pouvons réclamer les mêmes privilèges dont ont bénéficié d’autres présidents », a expliqué l’ancien maire de New York et proche de M. Trump.

Lorsqu’il était président, Bill « Clinton a négocié un accord dans lequel il ne reconnaissait pas l’effectivité de l’assignation », a-t-il relevé.

Selon lui, une audition devant un grand jury est envisageable « mais seulement pendant deux heures et demie, seulement dans un format aménagé » ou « peut-être trois heures ».

« Serions-nous prêts à faire cela? Je préfèrerais avoir un traitement à la Hillary Clinton », a-t-il ajouté, détaillant celui-ci comme une audition notamment « sans prestation de serment, seulement une séance de questions-réponses, et nous aurions les questions en avance ».

« J’ai un client qui veut témoigner », a-t-il affirmé, disant toutefois qu’il ne « pourra jamais être sûr » que M. Trump n’utiliserait pas le cinquième amendement de la Constitution, qui prévoit dans certaines conditions un droit à garder le silence pour ne pas s’incriminer.

Donald Trump a affirmé vendredi qu’il « adorerait parler » avec Robert Mueller –qui enquête en particulier sur l’ingérence de la Russie pendant la campagne présidentielle de 2016–, mais seulement s’il était « traité équitablement ».

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