Golan : un suspect arrêté pour l’empoisonnement des vautours du plateau
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Golan : un suspect arrêté pour l’empoisonnement des vautours du plateau

Un trentenaire originaire d'un village de Galilée aurait mis du poison sur la carcasse d'un bovin pour éloigner les prédateurs, entraînant la mort de huit rapaces locaux

Les carcasses de huit vautours retrouvées sur le plateau du Golan, le 10 mai 2019 (Crédit : Autorité israélienne de la nature et des parcs)
Les carcasses de huit vautours retrouvées sur le plateau du Golan, le 10 mai 2019 (Crédit : Autorité israélienne de la nature et des parcs)

Un homme du nord d’Israël a été arrêté dimanche, soupçonné d’avoir empoisonné huit vautours sur le plateau du Golan quarante-huit heures auparavant, a fait savoir la police.

La police des frontières a arrêté et emprisonné l’homme, qui serait un trentenaire originaire du village bédouin de Tuba-Zangariyye en Galilée. Il devrait comparaître devant un juge dans la journée de lundi durant une audience portant sur une prolongation de sa détention.

Dans un reportage non-sourcé, la Douzième chaîne a fait savoir que l’individu avait mis des produits chimiques toxiques sur la carcasse d’une vache pour éloigner les prédateurs tels que les loups. Les rapaces se sont nourris des restes du bovin, ce qui a entraîné la mort rapide de huit vautours – mais aussi de deux chacals et d’un renard.

Deux autres oiseaux ont été pris en charge par l’Autorité israélienne de la nature et des parcs et confiés à des cliniques vétérinaires locales, où ils ont été soignés. Ils se sont depuis rétablis.

Selon les responsables, la mort de ces huit rapaces a diminué de moitié leur population déjà limitée. Il ne reste aujourd’hui que 13 vautours sur le plateau du Golan.

Des empoisonnements répétés ont dévasté cette population de rapaces qui, il y a 13 ans, comptait environ 130 vautours.

Ils sont majoritairement attribués à des éleveurs locaux qui utilisent des moyens illégaux pour tenter d’éradiquer les prédateurs qui menacent leurs cheptels.

Les autorités ont déclaré que la mort de ces oiseaux en pleine période de reproduction était particulièrement dévastatrice, pouvant entraîner la perte d’œufs et des oisillons laissés sans parents.

Ces dernières années, l’Autorité de la Nature et des parcs avait pris des initiatives pour maintenir et renforcer la population de vautours locale, notamment en important des oiseaux de Syrie.

L’Autorité a appelé le gouvernement à mettre en place des sanctions plus dures contre les individus qui se rendent coupables d’empoisonnement des animaux.

L’AFP a contribué à cet article.

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