Grèce : la construction de camps fermés pour migrants commencera en mars
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Grèce : la construction de camps fermés pour migrants commencera en mars

Ces camps, qui pourront accueillir 20 000 demandeurs d'asile pour une période maximum de trois mois, seront situés sur les îles de Lesbos, Samos, Chios, Kos et Léros

Des enfants derrière une clôture, dans le camp pour migrants de Moria, transformé par la police en centre de détention, à Mytilene, sur l'île de Lesbos, en Grèce, le 3 avril 2016. (Crédit : Aris Messinis/AFP)
Des enfants derrière une clôture, dans le camp pour migrants de Moria, transformé par la police en centre de détention, à Mytilene, sur l'île de Lesbos, en Grèce, le 3 avril 2016. (Crédit : Aris Messinis/AFP)

La construction de camps fermés sur plusieurs îles grecques de la mer Egée, décidée afin de contrôler la circulation des demandeurs d’asile, commencera au mois de mars, a annoncé lundi le ministre des Migrations, Notis Mitarachi.

Ces camps, qui pourront accueillir 20 000 demandeurs d’asile pour une période maximum de trois mois, seront situés sur les îles de Lesbos, Samos, Chios, Kos et Léros, a précisé le ministre, interviewé sur la radio Skaï. Ils devraient être opérationnels dès cet été.

Jusqu’à présent, les demandeurs d’asile pouvaient aller et venir hors de leur camp et étaient libres de circuler sur les îles. Après des incidents violents entre migrants, mais aussi face à l’exaspération grandissante des populations locales ces derniers mois, le gouvernement conservateur du Premier ministre Kyriakos Mitsotakis a décidé de contrôler davantage les nouveaux arrivants sur les îles égéennes.

« Ceux qui resteront dans ces centres fermés auront droit à des sorties contrôlées avec une carte et pour une durée limitée, et les structures resteront fermées le soir », a précisé lundi le porte-parole du gouvernement grec, Stelios Petsas.

Confronté à une hausse des arrivées de migrants, le gouvernement Mitsotakis, arrivé au pouvoir l’été dernier, a décidé « d’accélérer » l’examen des procédures d’asile afin de renvoyer les demandeurs non éligibles ou déboutés dans leur pays d’origine ou vers la Turquie voisine.

« Nous voulons augmenter les retours vers la Turquie et arriver à 200 retours environ par semaine », a déclaré Notis Mitarachi.

Plus de 36 000 demandeurs d’asile s’entassent dans des camps insalubres sur des îles grecques de la mer Égée, alors que leur capacité n’est que de 6 200 personnes.

Des terres et propriétés appartenant aux autorités locales ou à l’armée seront saisies pour la construction de ces centres fermés.

Ces derniers mois, des manifestations d’habitants et d’autorités locales hostiles à la construction de ces camps se sont multipliées sur les îles de la mer Égée. Les demandeurs d’asile, épuisés par des conditions de vie insalubres, ont eux aussi manifesté début février. Des heurts avaient alors éclaté entre les migrants et les forces anti-émeute.

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