Haim Korsia demande des mesures conservatoires contre le mohel suspecté de viol
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Haim Korsia demande des mesures conservatoires contre le mohel suspecté de viol

Le grand rabbin de France demande que Chalom Gabriel Assouline ne soit “plus autorisé à pratiquer des circoncisions au sein de tout établissement consistorial, synagogue ou centre communautaire”

Haim Korsia, grand rabbin de France. (Crédit : Facebook)
Haim Korsia, grand rabbin de France. (Crédit : Facebook)

Le grand rabbin de France Haïm Korsia, a demandé lundi aux rabbins du Consistoire de ne plus autoriser un mohel [circonciseur] mis en examen pour abus sexuels sur de jeunes mères à pratiquer des circoncisions, dans un courriel que l’AFP s’est procuré.

Chalom Gabriel Assouline, mohel habitant le Val-d’Oise, avait été mis en examen vendredi soir des chefs de viol et d’agression sexuelle, et placé sous contrôle judiciaire.

Au moins six femmes aujourd’hui âgées d’une trentaine d’années ont porté plainte contre cet homme qui se déplaçait à Paris et en Île-de-France pour pratiquer la brit milah, la circoncision rituelle des garçons juifs au huitième jour suivant leur naissance.

« L’émoi de la communauté est considérable et légitime », écrit le grand rabbin de France dans son message.

« La présomption d’innocence est de mise et nul ne saurait y déroger. Pour autant, compte tenu des circonstances, il me semble impératif, à titre conservatoire et en vertu du principe de précaution, de ne plus autoriser [ce mohel] à pratiquer des circoncisions au sein de tout établissement consistorial, synagogue ou centre communautaire », poursuit le chef religieux de la première communauté juive d’Europe, qui appelle les rabbins à « la plus grande vigilance ».

Les mohalim sont une centaine en France et opèrent en grande majorité en région parisienne. Indépendants, non tenus de suivre une formation diplômante, ils n’ont pas de liens hiérarchiques avec les autorités religieuses. Les jeunes couples obtiennent souvent leur nom par le bouche-à-oreille ou en consultant leur rabbin.

Le grand rabbinat de France a lancé en 2012 un groupe de travail pour encadrer et sécuriser leurs pratiques. Une Association française des mohalim a été créée en 2014. Le mohel visé par les plaintes n’en est pas membre.

L’équipe du Times of Israël a contribué à cet article.

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