Haley : pour Trump, le transfert de l’ambassade s’inscrit dans le processus de paix
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Haley : pour Trump, le transfert de l’ambassade s’inscrit dans le processus de paix

L’ambassadrice américaine dit à CNN que le président “n’a pas changé de position sur le déplacement de l’ambassade”, mais il ne veut pas nuire aux négociations

Eric Cortellessa couvre la politique américaine pour le Times of Israël

Nikki Haley, ambassadrice américaine aux Nations unies, à la Maison Blanche, le 24 avril 2017. (Crédit : Brendan Smialowski/AFP)
Nikki Haley, ambassadrice américaine aux Nations unies, à la Maison Blanche, le 24 avril 2017. (Crédit : Brendan Smialowski/AFP)

WASHINGTON – L’ambassadrice américaine aux Nations unies, Nikki Haley, a déclaré dimanche que le président Donald Trump voyait la question de l’emplacement de l’ambassade américaine en Israël comme faisant partie du processus de paix entre Israéliens et Palestiniens.

« Je pense qu’il sait que cela peut très bien faire partie du processus de paix, a-t-elle dit sur CNN. Ce qu’il a voulu faire, c’était de garantir qu’il n’interrompait pas les négociations qui se produisent avec ce processus de paix. »

La semaine dernière, Trump a officiellement reporté sa promesse électorale de déplacer l’ambassade de Tel Aviv à Jérusalem, et de reconnaître la ville comme la capitale d’Israël.

Il a signé jeudi une exemption qui repousse une exigence du Congrès américain de déplacer l’ambassade. La loi, adoptée en 1995, permet à chaque président américain de reporter de six mois son application pour des raisons de sécurité nationale. Chacun des trois prédécesseurs de Trump, Bill Clinton, George W. Bush et Barack Obama, a utilisé ce droit à plusieurs reprises.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, à gauche, et le président américain Donald Trump, à droite, à l'aéroport international Ben Gurion avant le départ de Trump, le 23 mai 2017. (Crédit : Koby Gideon/GPO)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, à gauche, et le président américain Donald Trump, à droite, à l’aéroport international Ben Gurion avant le départ de Trump, le 23 mai 2017. (Crédit : Koby Gideon/GPO)

En annonçant la décision, la Maison Blanche a indiqué que Trump ne tenait pas sa promesse électorale parce qu’il voulait « maximiser les chances de négocier un accord avec succès. »

Haley a confirmé cette déclaration, disant que, suite à ses tentatives d’arriver à la paix, l’administration ne voulait pas interférer avec ce processus.

« Je pense qu’ils ont le sentiment que cela avance de manière constructive, et il n’a pas voulu que cela soit un obstacle », a-t-elle dit.

Trump a déjà reçu le Premier ministre Benjamin Netanyahu et le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas à la Maison Blanche, et leur a rendu visite pendant son voyage en Israël, lors de son premier voyage présidentiel à l’étranger, il y a deux semaines.

Le président américain Donald Trump, à gauche, et le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas pendant une conférence de presse conjointe au palais présidentiel de Bethléem, en Cisjordanie, le 23 mai 2017. (Crédit : Mandel Ngan/AFP)
Le président américain Donald Trump, à gauche, et le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas pendant une conférence de presse conjointe au palais présidentiel de Bethléem, en Cisjordanie, le 23 mai 2017. (Crédit : Mandel Ngan/AFP)

Haley a également confirmé que le déplacement de l’ambassade n’était pas exclu par la Maison Blanche, mais simplement repoussé.

« La question n’est pas de savoir si le déplacement va se produire, mais uniquement quand », avait dit jeudi l’attaché de presse du président, Sean Spicer.

« Il n’a pas changé de position sur le déplacement de l’ambassade, a dit Haley. Tout est une question de moment. Je pense qu’il veut voir comment se déroule le processus de paix, puis gérer cela en fonction. »

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